"Il y a eu une altercation violente, à sens unique, dans cet immeuble situé le long de la rue de la Petite Boucherie. C'est incontestable", avoue l'avocat montois. "Les coups ont causé le décès. Il y a eu vol, d'une somme risible par rapport à l'enjeu, et il portait une arme blanche lors de son arrestation." Là où l'accusation et la défense ne sont pas d'accord, c'est sur l'intention d'homicide. "Il n'a pas utilisé le coup de poing américain, aucune lésion comparable n'a été relevé sur le visage de la victime", insiste l'avocat. Après la scène de coups, Alain Brondelet quitte la rue de la Petite Boucherie. Il arrive à la gare, neuf minutes après les deux jeunes qui ont pris leurs jambes à leur cou. "Il est donc resté seul avec la victime dans l'immeuble. Il s'en va pour ne pas envenimer les choses". Arrivé à Quiévrain, il raconte à sa mère et à sa s?ur qu'il s'est battu avec Patrick Candaten. "Il ne parle à personne de l'avoir tué et d'avoir eu l'intention de le tuer. Il parle de bagarre. Il appelle même son propriétaire et ce dernier ne se doute de rien. Un rendez-vous avec le propriétaire et Patrick est même convenu pour samedi, afin d'être payé pour les travaux." Le lendemain, Alain Brondelet revient à la rue de la Petite Boucherie, en sachant bien qu'il est recherché par la police. "Il avait le choix de fuir, mais il ne l'a pas fait. Il est revenu sur place bêtement, dans le but de reprendre sa journée comme la veille. Il ignore le décès. Quand il l'apprend, il n'y croit pas." Pour la défense, il y a deux infractions distinctes. "Les premiers coups ne sont pas motivés par le vol. Ce dernier a été commis de manière opportuniste", a soutenu Me Berger. "Oui, il y a bien eu un vol avec violence, mais il n'a pas tué Patrick Candaten pour faciliter le vol ou permettre son impunité. S'il veut garantir son impunité, pourquoi revenir le lendemain ? De plus, deux témoins ont insisté à la quasi intégralité de la scène." Pour la défense, Alain Brondelet doit être reconnu coupable de coups ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Me Berger considère qu'Alain Brondelet n'est pas un spécialiste dans les sports de combat. "Il a boxé durant trois mois dans son garage avec son frère. Si c'est ça être spécialiste. J'ai fait deux ans de tennis et je ne serai pas à Roland Garros pour la finale de dimanche", a illustré l'avocat. Concernant le dol éventuel, l'avocat estime que son client n'est pas assez intelligent pour envisager les conséquences de son acte. "Quand il s'énerve, il ne réfléchit pas trop. Quand on combine ça avec un taux d'alcool élevé, il ne réfléchit plus et n'en est pas capable, selon les experts", a rappelé Me Berger. Le procès a été suspendu. Il reprendra lundi avec les répliques et, ensuite, le jury sera envoyé en délibération pour débattre sur la culpabilité. (Belga)

"Il y a eu une altercation violente, à sens unique, dans cet immeuble situé le long de la rue de la Petite Boucherie. C'est incontestable", avoue l'avocat montois. "Les coups ont causé le décès. Il y a eu vol, d'une somme risible par rapport à l'enjeu, et il portait une arme blanche lors de son arrestation." Là où l'accusation et la défense ne sont pas d'accord, c'est sur l'intention d'homicide. "Il n'a pas utilisé le coup de poing américain, aucune lésion comparable n'a été relevé sur le visage de la victime", insiste l'avocat. Après la scène de coups, Alain Brondelet quitte la rue de la Petite Boucherie. Il arrive à la gare, neuf minutes après les deux jeunes qui ont pris leurs jambes à leur cou. "Il est donc resté seul avec la victime dans l'immeuble. Il s'en va pour ne pas envenimer les choses". Arrivé à Quiévrain, il raconte à sa mère et à sa s?ur qu'il s'est battu avec Patrick Candaten. "Il ne parle à personne de l'avoir tué et d'avoir eu l'intention de le tuer. Il parle de bagarre. Il appelle même son propriétaire et ce dernier ne se doute de rien. Un rendez-vous avec le propriétaire et Patrick est même convenu pour samedi, afin d'être payé pour les travaux." Le lendemain, Alain Brondelet revient à la rue de la Petite Boucherie, en sachant bien qu'il est recherché par la police. "Il avait le choix de fuir, mais il ne l'a pas fait. Il est revenu sur place bêtement, dans le but de reprendre sa journée comme la veille. Il ignore le décès. Quand il l'apprend, il n'y croit pas." Pour la défense, il y a deux infractions distinctes. "Les premiers coups ne sont pas motivés par le vol. Ce dernier a été commis de manière opportuniste", a soutenu Me Berger. "Oui, il y a bien eu un vol avec violence, mais il n'a pas tué Patrick Candaten pour faciliter le vol ou permettre son impunité. S'il veut garantir son impunité, pourquoi revenir le lendemain ? De plus, deux témoins ont insisté à la quasi intégralité de la scène." Pour la défense, Alain Brondelet doit être reconnu coupable de coups ayant entrainé la mort sans intention de la donner. Me Berger considère qu'Alain Brondelet n'est pas un spécialiste dans les sports de combat. "Il a boxé durant trois mois dans son garage avec son frère. Si c'est ça être spécialiste. J'ai fait deux ans de tennis et je ne serai pas à Roland Garros pour la finale de dimanche", a illustré l'avocat. Concernant le dol éventuel, l'avocat estime que son client n'est pas assez intelligent pour envisager les conséquences de son acte. "Quand il s'énerve, il ne réfléchit pas trop. Quand on combine ça avec un taux d'alcool élevé, il ne réfléchit plus et n'en est pas capable, selon les experts", a rappelé Me Berger. Le procès a été suspendu. Il reprendra lundi avec les répliques et, ensuite, le jury sera envoyé en délibération pour débattre sur la culpabilité. (Belga)