En avril 2016, l'accusé a entamé une relation avec Sharon Gruwez. "Nous sommes partis en voyage en tant qu'amis et sommes revenus en tant que couple. C'était une femme brillante, jolie et gentille." Le président Antoon Boyen a mentionné une série d'incidents plus ou moins graves. Davy Kesteman a admis qu'il y avait de nombreuses disputes au sein du couple, mais a ajouté que ce dernier était toujours d'actualité au moment des faits, bien que cela ait été contredit par l'entourage de la victime pendant l'enquête. "Je comprends qu'ils pensent ceci, mais nous nous sommes envoyés beaucoup de messages. Comme ça, je savais généralement où elle était. Et on prenait aussi des rendez-vous sans que personne ne le sache." L'accusé a toutefois admis qu'il était parfois jaloux. "J'ai eu le temps d'y penser maintenant et de réaliser que j'ai un problème avec ça." Il a cependant formellement nié avoir déclaré que personne d'autre que lui ne devait avoir Sharon. Trois mois avant les faits, il avait été condamné par le tribunal correctionnel d'Ypres à sept mois de prison avec sursis pour deux actes de violence conjugale. Mais Davy Kesteman a minimisé les coups, déclarant notamment que Sharon Gruwez l'avait frappé en premier. Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2018, Sharon Gruwez s'était rendue dans un café à Poperinge avec quelques amis. L'ambiance avait toutefois été plombée par l'apparition de Davy Kesteman. La jeune femme avait finalement embarqué à bord de la voiture ce dernier. "Je n'ai pas eu à la forcer à entrer", a-t-il dit. L'homme a expliqué qu'il avait conduit jusqu'à son domicile, mais que Sharon avait d'autres plans cette nuit-là. "Nous allions quand même aller à la mer. Peut-être aller au night shop et prendre quelque chose à boire sur la plage, comme nous le faisions souvent." Alors qu'ils partaient, il avait entendu le signal indiquant que la passagère ne portait pas sa ceinture de sécurité. "J'ai freiné deux fois brièvement, mais elle ne voulait pas la mettre. Le signal s'est arrêté, mais je ne sais pas si elle avait mis sa ceinture à ce moment-là." Peu après 02h30 du matin, l'accusé a percuté à 191 km/h un bus en stationnement le long de la N8 à Oostvleteren, en Flandre occidentale. Sharon Gruwez a été éjectée du véhicule et est décédée sur place. Davy Kesteman, légèrement blessé, affichait une alcoolémie de 1,47 pour mille. "Je me suis réveillé au volant d'un véhicule accidenté" a-t-il expliqué vendredi. "Je ne savais pas que Sharon était avec moi." De son propre aveu, ce n'est qu'à l'hôpital que Davy Kesteman a appris que son ex-petite amie était morte. Le président de la cour a demandé à plusieurs reprises pourquoi l'accusé avait brûlé un feu rouge à cette vitesse. "Cela arrivait souvent quand nous roulions vite, surtout la nuit", a-t-il répondu. Selon l'expert en circulation, il lui était impossible de prendre ce virage serré à cette vitesse. "Mais j'ai dû le voir moi-même, car les images de la boulangerie montrent que je freinais." L'accusé a également affirmé qu'il n'était absolument pas question d'une dispute dans la voiture. Les premiers témoins seront entendus lundi. (Belga)

En avril 2016, l'accusé a entamé une relation avec Sharon Gruwez. "Nous sommes partis en voyage en tant qu'amis et sommes revenus en tant que couple. C'était une femme brillante, jolie et gentille." Le président Antoon Boyen a mentionné une série d'incidents plus ou moins graves. Davy Kesteman a admis qu'il y avait de nombreuses disputes au sein du couple, mais a ajouté que ce dernier était toujours d'actualité au moment des faits, bien que cela ait été contredit par l'entourage de la victime pendant l'enquête. "Je comprends qu'ils pensent ceci, mais nous nous sommes envoyés beaucoup de messages. Comme ça, je savais généralement où elle était. Et on prenait aussi des rendez-vous sans que personne ne le sache." L'accusé a toutefois admis qu'il était parfois jaloux. "J'ai eu le temps d'y penser maintenant et de réaliser que j'ai un problème avec ça." Il a cependant formellement nié avoir déclaré que personne d'autre que lui ne devait avoir Sharon. Trois mois avant les faits, il avait été condamné par le tribunal correctionnel d'Ypres à sept mois de prison avec sursis pour deux actes de violence conjugale. Mais Davy Kesteman a minimisé les coups, déclarant notamment que Sharon Gruwez l'avait frappé en premier. Dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 2018, Sharon Gruwez s'était rendue dans un café à Poperinge avec quelques amis. L'ambiance avait toutefois été plombée par l'apparition de Davy Kesteman. La jeune femme avait finalement embarqué à bord de la voiture ce dernier. "Je n'ai pas eu à la forcer à entrer", a-t-il dit. L'homme a expliqué qu'il avait conduit jusqu'à son domicile, mais que Sharon avait d'autres plans cette nuit-là. "Nous allions quand même aller à la mer. Peut-être aller au night shop et prendre quelque chose à boire sur la plage, comme nous le faisions souvent." Alors qu'ils partaient, il avait entendu le signal indiquant que la passagère ne portait pas sa ceinture de sécurité. "J'ai freiné deux fois brièvement, mais elle ne voulait pas la mettre. Le signal s'est arrêté, mais je ne sais pas si elle avait mis sa ceinture à ce moment-là." Peu après 02h30 du matin, l'accusé a percuté à 191 km/h un bus en stationnement le long de la N8 à Oostvleteren, en Flandre occidentale. Sharon Gruwez a été éjectée du véhicule et est décédée sur place. Davy Kesteman, légèrement blessé, affichait une alcoolémie de 1,47 pour mille. "Je me suis réveillé au volant d'un véhicule accidenté" a-t-il expliqué vendredi. "Je ne savais pas que Sharon était avec moi." De son propre aveu, ce n'est qu'à l'hôpital que Davy Kesteman a appris que son ex-petite amie était morte. Le président de la cour a demandé à plusieurs reprises pourquoi l'accusé avait brûlé un feu rouge à cette vitesse. "Cela arrivait souvent quand nous roulions vite, surtout la nuit", a-t-il répondu. Selon l'expert en circulation, il lui était impossible de prendre ce virage serré à cette vitesse. "Mais j'ai dû le voir moi-même, car les images de la boulangerie montrent que je freinais." L'accusé a également affirmé qu'il n'était absolument pas question d'une dispute dans la voiture. Les premiers témoins seront entendus lundi. (Belga)