Les conseils de Kewal Singh, Me Sven Mary, Me Laurent Kennes et Me Hamid El Abouti, avaient tout d'abord déposé des conclusions pour demander l'irrecevabilité des poursuites. Ils estimaient que leur client n'avait pas droit à un procès équitable, compte tenu, entre autres, de l'absence du second accusé, Parminder Singh Kakania, et de celle de nombreux témoins-clés du dossier. Mais la cour a écarté ces conclusions, dans un arrêt prononcé le 30 avril. Les mêmes avocats ont ensuite déposé une requête en récusation du siège de la cour d'assises, le 3 mai, pour suspicion de partialité. Les débats ont alors été suspendus et la requête a été transmise à la cour de cassation. Cette dernière l'a examinée et l'a rejetée. Les débats reprendront donc lundi, là où ils en étaient restés. C'est l'avocate de la partie civile qui entamera sa plaidoirie. Le 4 septembre 2012, Kaur Jugvinder a été signalée disparue. Six mois plus tôt, elle avait quitté son mari, Kewal Singh, en fuyant le domicile conjugal à Schaerbeek avec leur fils âgé d'un an. Elle s'était ensuite installée seule dans un appartement à Evere. Les mois suivants, elle avait déposé plusieurs plaintes contre son mari et l'entourage de celui-ci pour menaces, harcèlement et tentatives d'intimidation. L'enquête n'a jamais permis de retrouver le cadavre de la victime, mais le ministère public estime qu'il y a suffisamment d'éléments pour penser que Kewal Singh a tué sa femme, avec l'aide de Parminder Singh Kakania. Cet homme travaillait pour lui dans l'un de ses magasins de nuit et de téléphonie. Il fait défaut à son procès. Avant de disparaître, ce dernier avait indiqué aux enquêteurs que Jasvir Singh, un autre employé de Kewal Singh, et le frère de ce dernier, Bakhtaur, étaient impliqués dans les faits. Jasvir Singh a été inculpé en janvier 2016 puis relaxé moins d'un mois plus tard. Il est aujourd'hui introuvable. Bakhtaur Singh, le frère de Kewal Singh, a lui aussi été suspecté. Il a été interrogé en 2013 puis a quitté la Belgique. Il a pu être ré-auditionné à une reprise en mai 2016, en Inde. Kewal Singh nie toute implication dans la disparition de son épouse. (Belga)

Les conseils de Kewal Singh, Me Sven Mary, Me Laurent Kennes et Me Hamid El Abouti, avaient tout d'abord déposé des conclusions pour demander l'irrecevabilité des poursuites. Ils estimaient que leur client n'avait pas droit à un procès équitable, compte tenu, entre autres, de l'absence du second accusé, Parminder Singh Kakania, et de celle de nombreux témoins-clés du dossier. Mais la cour a écarté ces conclusions, dans un arrêt prononcé le 30 avril. Les mêmes avocats ont ensuite déposé une requête en récusation du siège de la cour d'assises, le 3 mai, pour suspicion de partialité. Les débats ont alors été suspendus et la requête a été transmise à la cour de cassation. Cette dernière l'a examinée et l'a rejetée. Les débats reprendront donc lundi, là où ils en étaient restés. C'est l'avocate de la partie civile qui entamera sa plaidoirie. Le 4 septembre 2012, Kaur Jugvinder a été signalée disparue. Six mois plus tôt, elle avait quitté son mari, Kewal Singh, en fuyant le domicile conjugal à Schaerbeek avec leur fils âgé d'un an. Elle s'était ensuite installée seule dans un appartement à Evere. Les mois suivants, elle avait déposé plusieurs plaintes contre son mari et l'entourage de celui-ci pour menaces, harcèlement et tentatives d'intimidation. L'enquête n'a jamais permis de retrouver le cadavre de la victime, mais le ministère public estime qu'il y a suffisamment d'éléments pour penser que Kewal Singh a tué sa femme, avec l'aide de Parminder Singh Kakania. Cet homme travaillait pour lui dans l'un de ses magasins de nuit et de téléphonie. Il fait défaut à son procès. Avant de disparaître, ce dernier avait indiqué aux enquêteurs que Jasvir Singh, un autre employé de Kewal Singh, et le frère de ce dernier, Bakhtaur, étaient impliqués dans les faits. Jasvir Singh a été inculpé en janvier 2016 puis relaxé moins d'un mois plus tard. Il est aujourd'hui introuvable. Bakhtaur Singh, le frère de Kewal Singh, a lui aussi été suspecté. Il a été interrogé en 2013 puis a quitté la Belgique. Il a pu être ré-auditionné à une reprise en mai 2016, en Inde. Kewal Singh nie toute implication dans la disparition de son épouse. (Belga)