"Il est évident, lorsqu'on lit le dossier, que la victime ne voulait plus être là. Elle avait profondément envie d'en finir", a exposé Me Colin Gilissen, qui ne partage pas l'avis de la partie civile pour laquelle les épisodes dépressifs de la victime étaient moins nombreux que ses moments de bonheur. Pour l'avocat, il est également incorrect de dire que son client ne connaissait pas bien la victime parce qu'il ne l'avait rencontrée que deux mois avant les faits. "Le dossier montre que S.E. n'avait pas beaucoup d'amis à qui parler. Elle faisait appel à P.T. et sollicitait son aide. Il lui a proposé de trouver d'autres solutions quecelle de se donner la mort, et notamment de se renseigner sur la possibilité de demander une euthanasie", a-t-il avancé. Me Colin Gilissen a également rappelé que le projet était "un départ commun" et qu'il n'était nullement question de "commettre un meurtre pour ensuite essayer de se couvrir", d'où la grande particularité de ce procès. "Cette affaire va bien au-delà du pénal. La question est de savoir ce que vous, jurés, allez faire de mon client", a ajouté Me Jean-Louis Gilissen. Aucune partie n'a souhaité répliquer. Le jury entrera en délibération mardi. Le 21 juin 2016 en début d'après-midi, la police et les services de secours sont intervenus dans l'appartement occupé par l'accusé, P.T., rue des Azalées à Schaerbeek. Ce dernier a été découvert sur son lit, en détresse respiratoire. À côté de lui se trouvait une femme qui ne donnait plus signe de vie. Celle-ci a été identifiée comme étant S.E., âgée de 48 ans. L'autopsie a plus tard conclu qu'elle est décédée après avoir reçu une dose létale de morphine. Une fois sorti de danger, P.T., infirmier en soins palliatifs, a expliqué à la police que S.E. lui avait demandé de l'aider à mourir et qu'il avait décidé de se donner la mort avec elle. Une lettre d'adieu, rédigée par la victime et datée du 20 juin 2016, a été retrouvée par les enquêteurs. P.T. et S.E. s'étaient rencontrés à la clinique La Ramée à Uccle en avril 2016, où ils étaient tous deux soignés pour dépression. (Belga)

"Il est évident, lorsqu'on lit le dossier, que la victime ne voulait plus être là. Elle avait profondément envie d'en finir", a exposé Me Colin Gilissen, qui ne partage pas l'avis de la partie civile pour laquelle les épisodes dépressifs de la victime étaient moins nombreux que ses moments de bonheur. Pour l'avocat, il est également incorrect de dire que son client ne connaissait pas bien la victime parce qu'il ne l'avait rencontrée que deux mois avant les faits. "Le dossier montre que S.E. n'avait pas beaucoup d'amis à qui parler. Elle faisait appel à P.T. et sollicitait son aide. Il lui a proposé de trouver d'autres solutions quecelle de se donner la mort, et notamment de se renseigner sur la possibilité de demander une euthanasie", a-t-il avancé. Me Colin Gilissen a également rappelé que le projet était "un départ commun" et qu'il n'était nullement question de "commettre un meurtre pour ensuite essayer de se couvrir", d'où la grande particularité de ce procès. "Cette affaire va bien au-delà du pénal. La question est de savoir ce que vous, jurés, allez faire de mon client", a ajouté Me Jean-Louis Gilissen. Aucune partie n'a souhaité répliquer. Le jury entrera en délibération mardi. Le 21 juin 2016 en début d'après-midi, la police et les services de secours sont intervenus dans l'appartement occupé par l'accusé, P.T., rue des Azalées à Schaerbeek. Ce dernier a été découvert sur son lit, en détresse respiratoire. À côté de lui se trouvait une femme qui ne donnait plus signe de vie. Celle-ci a été identifiée comme étant S.E., âgée de 48 ans. L'autopsie a plus tard conclu qu'elle est décédée après avoir reçu une dose létale de morphine. Une fois sorti de danger, P.T., infirmier en soins palliatifs, a expliqué à la police que S.E. lui avait demandé de l'aider à mourir et qu'il avait décidé de se donner la mort avec elle. Une lettre d'adieu, rédigée par la victime et datée du 20 juin 2016, a été retrouvée par les enquêteurs. P.T. et S.E. s'étaient rencontrés à la clinique La Ramée à Uccle en avril 2016, où ils étaient tous deux soignés pour dépression. (Belga)