En vertu d'un accord conclu entre le pouvoir et l'opposition en décembre dernier, des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales sont censées avoir lieu au plus tard en décembre 2017, délai qui ne semble désormais plus tenable. L'accord était supposé désamorcer la crise politique et les risques de violences liés au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila après la fin de son second mandat le 19 décembre 2016. "Je m'attends dans les prochains jours ou semaines à ce que la Ceni (Commission électorale nationale indépendante, ndlr) publie un calendrier permettant la tenue d'élections simultanées", a indiqué lundi M. Reynders, à l'issue d'un entretien qualifié de "franc et direct" avec M. She Okintudu, en marge de l'assemblée générale de l'ONU. "Tout doit en tout cas être fait pour qu'on aboutisse vraiment à des élections", a poursuivi le chef de la diplomatie belge. Ce dernier a précisé qu'il souhaitait effectuer une visite à Kinshasa d'ici la fin de l'année. Le déplacement devrait permettre d'inaugurer la nouvelle ambassade de Belgique, mais aussi d'aborder avec les autorités locales la remise à plat des relations belgo-congolaises. Outre la question politique, M. Reynders a évoqué la situation sécuritaire en RDC avec son homologue. Il est notamment revenu sur l'assassinat de deux experts de l'ONU dans le Kasaï, ainsi que sur les affrontements qui ont entraîné vendredi dernier la mort de dizaines de réfugiés burundais au Sud Kivu. "Nous voulons que la clarté soit faite" sur ces faits, a commenté le ministre belge. Son homologue congolais lui a en tout cas donné la garantie que la RDC accepterait des experts internationaux pour faire la lumière, aux côtés d'enquêteurs congolais, sur les violences au Kasaï. (Belga)

En vertu d'un accord conclu entre le pouvoir et l'opposition en décembre dernier, des élections présidentielle, législatives nationales et provinciales sont censées avoir lieu au plus tard en décembre 2017, délai qui ne semble désormais plus tenable. L'accord était supposé désamorcer la crise politique et les risques de violences liés au maintien au pouvoir du président Joseph Kabila après la fin de son second mandat le 19 décembre 2016. "Je m'attends dans les prochains jours ou semaines à ce que la Ceni (Commission électorale nationale indépendante, ndlr) publie un calendrier permettant la tenue d'élections simultanées", a indiqué lundi M. Reynders, à l'issue d'un entretien qualifié de "franc et direct" avec M. She Okintudu, en marge de l'assemblée générale de l'ONU. "Tout doit en tout cas être fait pour qu'on aboutisse vraiment à des élections", a poursuivi le chef de la diplomatie belge. Ce dernier a précisé qu'il souhaitait effectuer une visite à Kinshasa d'ici la fin de l'année. Le déplacement devrait permettre d'inaugurer la nouvelle ambassade de Belgique, mais aussi d'aborder avec les autorités locales la remise à plat des relations belgo-congolaises. Outre la question politique, M. Reynders a évoqué la situation sécuritaire en RDC avec son homologue. Il est notamment revenu sur l'assassinat de deux experts de l'ONU dans le Kasaï, ainsi que sur les affrontements qui ont entraîné vendredi dernier la mort de dizaines de réfugiés burundais au Sud Kivu. "Nous voulons que la clarté soit faite" sur ces faits, a commenté le ministre belge. Son homologue congolais lui a en tout cas donné la garantie que la RDC accepterait des experts internationaux pour faire la lumière, aux côtés d'enquêteurs congolais, sur les violences au Kasaï. (Belga)