En vertu de ces restrictions, le président iranien ne peut guère s'éloigner du siège des Nations unies, sur les bords de l'East River, à l'est de Manhattan. Une autorisation spéciale a dû lui être accordée pour qu'il ait accès à un hôtel, en application des consignes du Département d'Etat américain. Hassan Rohani doit parler mercredi à la tribune de l'Assemblée générale et tenir ensuite une conférence de presse. Si l'on peut croiser plusieurs délégations étrangères depuis lundi à Manhattan, il n'en sera pas de même pour le président iranien. Il ne pourra pas non plus, s'il en avait l'idée comme d'autres responsables étrangers, faire une escapade dans Central Park ou dans les magasins new-yorkais. Le président iranien est cantonné à une zone délimitée au sud par la 42e rue, au nord par la 48e rue, et à l'ouest pas la 1ère Avenue, sur laquelle se trouve le siège de l'ONU. De telles limitations ont déjà été imposées dans le passé à certains dirigeants comme le président cubain Fidel Castro, rappelle un responsable de l'ONU. Les Etats-Unis avaient trainé la semaine dernière pour accorder des visas à la délégation iranienne, provoquant une intervention de l'ONU et des critiques de plusieurs pays qui ont rappelé que Washington avait l'obligation d'accorder des visas à tout dirigeant pour l'Assemblée générale annuelle. "C'est mesquin de la part des Etats-Unis qui ne peuvent avoir aucune justification pour interdire à des dirigeants de venir. Ou alors il faut déplacer l'ONU dans un autre pays", relève un diplomate sous couvert d'anonymat. Et pour les trajets entre l'aéroport J.F. Kennedy et l'ONU, Hassan Rohani ne peut emprunter aucun pont: uniquement un tunnel reliant le quartier du Queens et celui de Manhattan. Parmi les rares exceptions à ces conditions sévères: comme pour toute la mission iranienne, Hassan Rohani peut se rendre à la résidence de l'ambassadeur iranien, situé sur la luxueuse 5e Avenue, ou dans les locaux de cette même mission. (Belga)