"La seule force capable d'assurer la sécurité, ce sont les Nations unies", a déclaré M. Touadéra lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. "Il faut renforcer les capacités de la Minusca en termes d'hommes et de matériels", a-t-il plaidé, estimant les besoins à "quatre contingents" supplémentaires, soit plusieurs milliers de militaires. Forte de quelque 12.000 hommes, la mission onusienne, déployée depuis 2014 dans ce pays d'Afrique centrale, doit voir renouveler son mandat en novembre par le Conseil de sécurité de l'ONU. La Centrafrique avait basculé dans le chaos en 2013 avec le renversement de l'ancien président François Bozizé par une rébellion à majorité musulmane, la Séléka. Ce coup de force avait entraîné une contre-offensive des anti-Balakas, une milice majoritairement chrétienne, et conduit à des massacres ayant entraîné l'intervention militaire de la France, puis le déploiement de la Minusca. Mais le pays de 4,5 millions d'habitants reste majoritairement sous la coupe de groupes armés (une quinzaine au total) et le gouvernement de M. Touadera, élu en février 2016, peine à établir son autorité au-delà de la capitale, Bangui. Un haut responsable onusien a récemment mis en garde contre des signes avant-coureurs de "génocide" en Centrafrique. Une réunion ministérielle consacrée à la situation en Centrafrique se tenait mardi après-midi en marge de l'Assemblée générale. "La Centrafrique vit un moment critique de son histoire. On a besoin du soutien de nos amis", a déclaré M. Touadéra avant le début de la réunion. (Belga)

"La seule force capable d'assurer la sécurité, ce sont les Nations unies", a déclaré M. Touadéra lors d'une conférence de presse en marge de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. "Il faut renforcer les capacités de la Minusca en termes d'hommes et de matériels", a-t-il plaidé, estimant les besoins à "quatre contingents" supplémentaires, soit plusieurs milliers de militaires. Forte de quelque 12.000 hommes, la mission onusienne, déployée depuis 2014 dans ce pays d'Afrique centrale, doit voir renouveler son mandat en novembre par le Conseil de sécurité de l'ONU. La Centrafrique avait basculé dans le chaos en 2013 avec le renversement de l'ancien président François Bozizé par une rébellion à majorité musulmane, la Séléka. Ce coup de force avait entraîné une contre-offensive des anti-Balakas, une milice majoritairement chrétienne, et conduit à des massacres ayant entraîné l'intervention militaire de la France, puis le déploiement de la Minusca. Mais le pays de 4,5 millions d'habitants reste majoritairement sous la coupe de groupes armés (une quinzaine au total) et le gouvernement de M. Touadera, élu en février 2016, peine à établir son autorité au-delà de la capitale, Bangui. Un haut responsable onusien a récemment mis en garde contre des signes avant-coureurs de "génocide" en Centrafrique. Une réunion ministérielle consacrée à la situation en Centrafrique se tenait mardi après-midi en marge de l'Assemblée générale. "La Centrafrique vit un moment critique de son histoire. On a besoin du soutien de nos amis", a déclaré M. Touadéra avant le début de la réunion. (Belga)