"Il est regrettable que d'autres pays continuent de s'immiscer" en Libye, a-t-il dit devant l'Assemblée générale des Nations unies, en citant les Emirats arabes unis, la France et l'Egypte. "La Libye vit une crise grave du fait d'une ingérence étrangère négative", a insisté Fayez al-Sarraj, en critiquant le rôle des Emirats arabes unis, qui relaient les discours du maréchal Haftar, la découverte de "missiles français" trouvés dans une localité libérée par ses troupes et "l'Egypte qui nous donne des leçons". "Ce qui a encouragé ce criminel de guerre, c'est l'appui d'Etats étrangers", a aussi dit le chef du Gouvernement d'union nationale. "Nous le vaincrons quels que soient ses appuis", a-t-il assuré, en rejetant toute possibilité de discuter avec Khalifa Haftar. L'homme fort de l'est de la Libye a lancé début avril une offensive militaire pour s'emparer de la capitale, Tripoli, contrôlée par des forces loyales à Fayez al-Sarraj. Aujourd'hui, le conflit s'est enlisé sans qu'aucune partie ne semble pouvoir l'emporter sur l'autre. Dans sa riposte militaire, Fayez al-Sarraj est soutenu par le Qatar et la Turquie. A l'initiative de la France et de l'Italie, une réunion internationale sur la Libye est prévue jeudi à l'ONU en marge de l'Assemblée générale. Paris et Rome espèrent avancer à cette occasion vers une conférence internationale qui pourrait être organisée en Allemagne pour sortir la Libye d'un conflit meurtrier, selon des diplomates. La position des Etats-Unis dans ce conflit reste peu claire depuis un appel téléphonique de Donald Trump au maréchal Haftar en avril. (Belga)