En décembre 2012, la justice belge avait annoncé qu'à la demande de la famille de Patrice Lumumba, elle allait lancer une enquête sur cet assassinat dans le cadre de la loi dite de "compétence universelle", qui autorise la poursuite de personnes soupçonnées de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité ou de génocide si les plaignants ou l'accusé ont un lien avec la Belgique. Frédéric Van Leeuw a confirmé mercredi qu'une enquête était toujours bien en cours. "C'est symboliquement important que la justice s'intéresse à cela et qualifie véritablement ces faits, car la Belgique ne sort pas grandie de cet épisode-là", a-t-il justifié. "Et on a avancé. Par exemple, on a retrouvé une dent de Patrice Lumumba dans la famille d'une des personnes qui a fait disparaitre son corps et celui des deux politiciens exécutés avec lui. Un peu comme une relique. Ça montre la mentalité de ces personnes." M. Van Leeuw a en outre indiqué que le juge d'instruction allait demander l'accès aux témoignages tenus à huis clos devant la Commission parlementaire "Lumumba", qui avait conclu ses travaux en 2001. Patrice Lumumba est entré dans l'histoire le 30 juin 1960 avec son discours contre le racisme des colons en présence du roi des Belges Baudouin pendant la cérémonie officielle marquant la naissance du Congo: "nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des Nègres". Son parcours fulgurant s'achève six mois et demi après ce discours retentissant, le 17 janvier 1961. Déchu, humilié, torturé, celui qui fut le premier Premier ministre du Congo est exécuté en pleine brousse à 50 km d'Elisabethville (l'actuelle Lubumbashi) par des séparatistes katangais et leurs hommes de main belges. Il avait 35 ans. (Belga)

En décembre 2012, la justice belge avait annoncé qu'à la demande de la famille de Patrice Lumumba, elle allait lancer une enquête sur cet assassinat dans le cadre de la loi dite de "compétence universelle", qui autorise la poursuite de personnes soupçonnées de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité ou de génocide si les plaignants ou l'accusé ont un lien avec la Belgique. Frédéric Van Leeuw a confirmé mercredi qu'une enquête était toujours bien en cours. "C'est symboliquement important que la justice s'intéresse à cela et qualifie véritablement ces faits, car la Belgique ne sort pas grandie de cet épisode-là", a-t-il justifié. "Et on a avancé. Par exemple, on a retrouvé une dent de Patrice Lumumba dans la famille d'une des personnes qui a fait disparaitre son corps et celui des deux politiciens exécutés avec lui. Un peu comme une relique. Ça montre la mentalité de ces personnes." M. Van Leeuw a en outre indiqué que le juge d'instruction allait demander l'accès aux témoignages tenus à huis clos devant la Commission parlementaire "Lumumba", qui avait conclu ses travaux en 2001. Patrice Lumumba est entré dans l'histoire le 30 juin 1960 avec son discours contre le racisme des colons en présence du roi des Belges Baudouin pendant la cérémonie officielle marquant la naissance du Congo: "nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des Nègres". Son parcours fulgurant s'achève six mois et demi après ce discours retentissant, le 17 janvier 1961. Déchu, humilié, torturé, celui qui fut le premier Premier ministre du Congo est exécuté en pleine brousse à 50 km d'Elisabethville (l'actuelle Lubumbashi) par des séparatistes katangais et leurs hommes de main belges. Il avait 35 ans. (Belga)