M. Warren, 37 ans, est professeur de géographie et bénévole de longue date au sein de l'association "No More Deaths". Créée en 2004, cette ONG s'est notamment donnée pour mission d'éviter que les nombreux migrants qui franchissent clandestinement la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis ne trouvent la mort dans le désert. Les autorités fédérales accusaient Scott Warren d'avoir organisé la venue illégale de deux hommes, originaires d'Amérique centrale, qui avaient pénétré sur le sol américain en 2018. Elles lui reprochaient notamment d'avoir cherché à dissimuler les deux migrants à la police des frontières, ce qu'il a toujours démenti. Il avait été jugé une première fois en juin dernier, ses avocats plaidant notamment la "bonté humaine élémentaire" dont il a selon eux fait preuve en aidant les deux hommes, rencontrés par hasard dans un refuge. Les jurés avaient délibéré durant trois jours sans parvenir à se mettre d'accord sur le verdict et le juge avait donc annulé le procès, relaxant de fait le bénévole. Mais les autorités avaient refusé d'abandonner les poursuites contre Scott Warren et lui avaient demandé d'accepter une peine de 24 heures de prison en plaidant "coupable" d'aide à l'entrée illégale sur le territoire, faute de quoi il serait traduit une nouvelle fois en justice. Le jeune homme et ses avocats ayant refusé, un nouveau procès a été organisé à Tucson cette semaine. Il aura cette fois suffi de deux heures aux jurés pour acquitter le bénévole de toutes les charges retenues contre lui. L'affaire, dénoncée par Amnesty International, symbolise pour certains les mesures extrêmes que le gouvernement du président Donald Trump est prêt à prendre pour combattre l'immigration clandestine, un de ses thèmes de prédilection. (Belga)

M. Warren, 37 ans, est professeur de géographie et bénévole de longue date au sein de l'association "No More Deaths". Créée en 2004, cette ONG s'est notamment donnée pour mission d'éviter que les nombreux migrants qui franchissent clandestinement la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis ne trouvent la mort dans le désert. Les autorités fédérales accusaient Scott Warren d'avoir organisé la venue illégale de deux hommes, originaires d'Amérique centrale, qui avaient pénétré sur le sol américain en 2018. Elles lui reprochaient notamment d'avoir cherché à dissimuler les deux migrants à la police des frontières, ce qu'il a toujours démenti. Il avait été jugé une première fois en juin dernier, ses avocats plaidant notamment la "bonté humaine élémentaire" dont il a selon eux fait preuve en aidant les deux hommes, rencontrés par hasard dans un refuge. Les jurés avaient délibéré durant trois jours sans parvenir à se mettre d'accord sur le verdict et le juge avait donc annulé le procès, relaxant de fait le bénévole. Mais les autorités avaient refusé d'abandonner les poursuites contre Scott Warren et lui avaient demandé d'accepter une peine de 24 heures de prison en plaidant "coupable" d'aide à l'entrée illégale sur le territoire, faute de quoi il serait traduit une nouvelle fois en justice. Le jeune homme et ses avocats ayant refusé, un nouveau procès a été organisé à Tucson cette semaine. Il aura cette fois suffi de deux heures aux jurés pour acquitter le bénévole de toutes les charges retenues contre lui. L'affaire, dénoncée par Amnesty International, symbolise pour certains les mesures extrêmes que le gouvernement du président Donald Trump est prêt à prendre pour combattre l'immigration clandestine, un de ses thèmes de prédilection. (Belga)