Plusieurs milliers de migrants, pour la plupart originaires du Moyen-Orient, ont franchi ces derniers mois la frontière entre le Belarus et l'Union européenne (UE), en Lituanie, en Lettonie et en Pologne. L'UE soupçonne le régime de Minsk d'encourager ces passages en représailles aux sanctions prises à son encontre. "Aujourd'hui (dimanche) les corps de trois personnes ont été découverts dans la région frontalière avec le Belarus", ont annoncé dans un tweet les gardes-frontières polonais. Les corps ont été retrouvés dans trois endroits différents. Il s'agissait "probablement d'immigrants illégaux", a déclaré à l'agence polonaise PAP la porte-parole des gardes-frontières, Anna Michalska. Les gardes-frontières belarusses ont de leur côté annoncé avoir découvert dimanche le corps sans vie d'une migrante irakienne à la frontière entre les deux pays. "Le corps d'une femme d'apparence non slave a été découvert à un mètre de la frontière", a indiqué un responsable des gardes-frontières bélarusses, Evguéni Omess, cité par l'agence d'Etat Belta. Selon lui, des "signes évidents" laissent à penser que le corps de la femme a été "traîné" depuis le côté polonais de la frontière. Selon l'agence, son mari a raconté que les gardes-frontières polonais les avaient conduits à la frontière contre leur gré, pieds nus et sous la menace, du côté bélarusse. Selon Belta, cette femme a été retrouvée morte aux côtés de trois enfants irakiens, d'un homme et d'une femme âgée, tous Irakiens. Une enquête a été ouverte côté bélarusse et des représentants du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont été invités à se rendre sur place, selon la même source. Par ailleurs, les gardes-frontières polonais ont indiqué dimanche avoir passé plusieurs heures à secourir huit migrants englués dans un marécage près de la rivière Suprasl à la frontière avec le Belarus. "Huit migrants (cinq hommes et trois femmes) ont été sauvés, et sept d'entre eux hospitalisés", ont-ils précisé dans un tweet. Des pompiers, des secouristes et des policiers ont participé à l'opération. La journée de samedi a été "intense", avec 324 tentatives de franchissement de la frontière, ont-ils ajouté. Face au récent afflux migratoire et aux tensions avec le Bélarus, la Pologne a introduit début septembre l'état d'urgence pendant 30 jours à sa frontière. Elle y a également dépêché 2.000 soldats et a commencé la construction d'une clôture de barbelés, pour juguler l'immigration. Début août, le président bélarusse Alexandre Loukachenko avait ordonné une enquête sur la mort d'un Irakien à la frontière avec la Lituanie, qui avait été violemment battu selon Minsk. (Belga)

Plusieurs milliers de migrants, pour la plupart originaires du Moyen-Orient, ont franchi ces derniers mois la frontière entre le Belarus et l'Union européenne (UE), en Lituanie, en Lettonie et en Pologne. L'UE soupçonne le régime de Minsk d'encourager ces passages en représailles aux sanctions prises à son encontre. "Aujourd'hui (dimanche) les corps de trois personnes ont été découverts dans la région frontalière avec le Belarus", ont annoncé dans un tweet les gardes-frontières polonais. Les corps ont été retrouvés dans trois endroits différents. Il s'agissait "probablement d'immigrants illégaux", a déclaré à l'agence polonaise PAP la porte-parole des gardes-frontières, Anna Michalska. Les gardes-frontières belarusses ont de leur côté annoncé avoir découvert dimanche le corps sans vie d'une migrante irakienne à la frontière entre les deux pays. "Le corps d'une femme d'apparence non slave a été découvert à un mètre de la frontière", a indiqué un responsable des gardes-frontières bélarusses, Evguéni Omess, cité par l'agence d'Etat Belta. Selon lui, des "signes évidents" laissent à penser que le corps de la femme a été "traîné" depuis le côté polonais de la frontière. Selon l'agence, son mari a raconté que les gardes-frontières polonais les avaient conduits à la frontière contre leur gré, pieds nus et sous la menace, du côté bélarusse. Selon Belta, cette femme a été retrouvée morte aux côtés de trois enfants irakiens, d'un homme et d'une femme âgée, tous Irakiens. Une enquête a été ouverte côté bélarusse et des représentants du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) ont été invités à se rendre sur place, selon la même source. Par ailleurs, les gardes-frontières polonais ont indiqué dimanche avoir passé plusieurs heures à secourir huit migrants englués dans un marécage près de la rivière Suprasl à la frontière avec le Belarus. "Huit migrants (cinq hommes et trois femmes) ont été sauvés, et sept d'entre eux hospitalisés", ont-ils précisé dans un tweet. Des pompiers, des secouristes et des policiers ont participé à l'opération. La journée de samedi a été "intense", avec 324 tentatives de franchissement de la frontière, ont-ils ajouté. Face au récent afflux migratoire et aux tensions avec le Bélarus, la Pologne a introduit début septembre l'état d'urgence pendant 30 jours à sa frontière. Elle y a également dépêché 2.000 soldats et a commencé la construction d'une clôture de barbelés, pour juguler l'immigration. Début août, le président bélarusse Alexandre Loukachenko avait ordonné une enquête sur la mort d'un Irakien à la frontière avec la Lituanie, qui avait été violemment battu selon Minsk. (Belga)