Après un rassemblement en décembre dernier et la remise au bourgmestre de Liège d'une motion en faveur de la régularisation des sans-papiers, le collectif de soutien aux sans-papiers de Liège a, à nouveau, lancé un appel à la mobilisation en vue d'obtenir une large adhésion à cette motion dont le vote avait été reporté au conseil communal du 3 février. Cette motion, qui fait écho à la déclaration de la ville de Liège en tant que commune hospitalière, réclame un processus de régularisation des sans-papiers sur base de critères clairs. "De nombreuses personnes sans-papiers vivent aujourd'hui en Belgique, dans des conditions matérielles et psychologiques précaires. Elles vivent chaque jour dans la crainte d'une arrestation, d'un retour vers l'insécurité qu'elles ont fuie au péril de leur vie. Beaucoup d'entre elles sont à la merci des marchands de sommeil, des trafiquants d'êtres humains, des exploiteurs sans vergogne, forcées de travailler au noir pour survivre", a souligné France Arets, pour le collectif de soutien aux sans-papiers de Liège. En Cité ardente, en effet, des personnes sans-papiers occupent depuis plusieurs années les anciennes annexes de l'école d'horticulture à Burenville. Le collectif est présent à leurs côtés "pour défendre leurs droits et réclamer une régularisation nécessaire à une existence décente". Cette motion, à transmettre aux négociateurs pour la formation d'un gouvernement fédéral, réclame la régularisation des sans-papiers sur base de critères clairs et à mettre en ?uvre par une commission permanente indépendante de l'Office des étrangers. Ces critères devraient notamment tenir compte du fait que certaines personnes en danger si elles étaient renvoyés dans leur pays d'origine ou du fait qu'il s'agit de personnes engagées socialement et culturellement et dont les enfants sont scolarisés en Belgique. Le texte tel que présenté par le collectif de soutien aux sans-papiers de Liège a quasiment obtenu l'unanimité des votes. Le MR s'est abstenu alors que l'on se souvient de la prise de position des libéraux liégeois emmenés par Christine Defraigne, en 2018, contre le projet de loi relatif aux visites domiciliaires défendu par Théo Francken. Tandis que les échevines Christine Defraigne et Elisabeth Fraipont avaient quitté la salle du conseil communal, la cheffe de groupe MR, Diana Nikolic, justifiait l'abstention par le refus qui leur a été donné à leur demande d'apporter des amendements. (Belga)

Après un rassemblement en décembre dernier et la remise au bourgmestre de Liège d'une motion en faveur de la régularisation des sans-papiers, le collectif de soutien aux sans-papiers de Liège a, à nouveau, lancé un appel à la mobilisation en vue d'obtenir une large adhésion à cette motion dont le vote avait été reporté au conseil communal du 3 février. Cette motion, qui fait écho à la déclaration de la ville de Liège en tant que commune hospitalière, réclame un processus de régularisation des sans-papiers sur base de critères clairs. "De nombreuses personnes sans-papiers vivent aujourd'hui en Belgique, dans des conditions matérielles et psychologiques précaires. Elles vivent chaque jour dans la crainte d'une arrestation, d'un retour vers l'insécurité qu'elles ont fuie au péril de leur vie. Beaucoup d'entre elles sont à la merci des marchands de sommeil, des trafiquants d'êtres humains, des exploiteurs sans vergogne, forcées de travailler au noir pour survivre", a souligné France Arets, pour le collectif de soutien aux sans-papiers de Liège. En Cité ardente, en effet, des personnes sans-papiers occupent depuis plusieurs années les anciennes annexes de l'école d'horticulture à Burenville. Le collectif est présent à leurs côtés "pour défendre leurs droits et réclamer une régularisation nécessaire à une existence décente". Cette motion, à transmettre aux négociateurs pour la formation d'un gouvernement fédéral, réclame la régularisation des sans-papiers sur base de critères clairs et à mettre en ?uvre par une commission permanente indépendante de l'Office des étrangers. Ces critères devraient notamment tenir compte du fait que certaines personnes en danger si elles étaient renvoyés dans leur pays d'origine ou du fait qu'il s'agit de personnes engagées socialement et culturellement et dont les enfants sont scolarisés en Belgique. Le texte tel que présenté par le collectif de soutien aux sans-papiers de Liège a quasiment obtenu l'unanimité des votes. Le MR s'est abstenu alors que l'on se souvient de la prise de position des libéraux liégeois emmenés par Christine Defraigne, en 2018, contre le projet de loi relatif aux visites domiciliaires défendu par Théo Francken. Tandis que les échevines Christine Defraigne et Elisabeth Fraipont avaient quitté la salle du conseil communal, la cheffe de groupe MR, Diana Nikolic, justifiait l'abstention par le refus qui leur a été donné à leur demande d'apporter des amendements. (Belga)