Parmi les signataires du document, on retrouve notamment la plateforme Mineurs en exil, Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers (CIRé), l'Ordre des barreaux francophones et germanophones de Belgique (Avocats.be), Médecins du Monde, la Plateforme citoyenne BELRefugees Burgerplatform et la Ligue des droits humains. Ces organisations pointent, en particulier, la notion de 'critères de vulnérabilité' qui régit désormais l'accès des Mena au réseau d'accueil en dehors des heures de bureau. "Cette notion exclut de facto certains mineurs, alors que tous et toutes sont en situation de vulnérabilité", dénoncent-elles, une information également dans Le Soir mercredi. Au cours des derniers mois, le nombre d'enfants pris en charge par Fedasil fut, en effet, très élevé. Pour soulager cette pression, accentuée par la mise en place de mesures anti-Covid, l'accès à l'accueil de mineurs en dehors des heures de bureau a donc été limité sur la base des critères dits de "vulnérabilité". Si bien qu'actuellement, seuls les mineurs répondant à certains critères (filles, garçons jusqu'à 15 ans inclus, avec un handicap...) sont reçus en dehors des heures de bureau. "Faire une distinction entre les Mena vulnérables et non vulnérables est en contradiction avec la loi sur l'accueil des demandeurs d'asile et viole notamment la Convention internationale sur les droits de l'enfant et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne", s'insurgent les signataires. Les mineurs, ainsi exclus des critères, sont contraints de passer la nuit dans la rue ou, au mieux, dans des squats, constatent les travailleurs de terrain, pointant les "nombreux dangers" environnants. "Le risque de devenir une victime de la traite des êtres humains ou d'autres réseaux d'exploitation est élevé", soulèvent-ils. Si les organisations saluent le recrutement de 40 tuteurs spécialisés supplémentaires annoncé lundi par le Service des Tutelles, elles constatent que les efforts restent insuffisants : "Cette crise de l'accueil nécessite une solution structurelle. Nous demandons un accueil de qualité, égalitaire et non discriminatoire". Ces dernières adressent donc une mise en demeure au secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Sammy Mahdi. "Nous estimons qu'une forme de pré-accueil est nécessaire pour ce groupe cible de mineurs et que tout doit être mis en ?uvre pour que chaque Mena soit pris en charge par le service de tutelle à toute heure du jour ou de la nuit, conformément à la loi, et bénéficie d'un accueil adapté", ponctuent-elles. Le secrétaire d'Etat dispose d'un délai de trois jours pour répondre à la demande et réagir publiquement. Sans retour de sa part, une action en référé pourrait être engagée. (Belga)

Parmi les signataires du document, on retrouve notamment la plateforme Mineurs en exil, Coordination et initiatives pour réfugiés et étrangers (CIRé), l'Ordre des barreaux francophones et germanophones de Belgique (Avocats.be), Médecins du Monde, la Plateforme citoyenne BELRefugees Burgerplatform et la Ligue des droits humains. Ces organisations pointent, en particulier, la notion de 'critères de vulnérabilité' qui régit désormais l'accès des Mena au réseau d'accueil en dehors des heures de bureau. "Cette notion exclut de facto certains mineurs, alors que tous et toutes sont en situation de vulnérabilité", dénoncent-elles, une information également dans Le Soir mercredi. Au cours des derniers mois, le nombre d'enfants pris en charge par Fedasil fut, en effet, très élevé. Pour soulager cette pression, accentuée par la mise en place de mesures anti-Covid, l'accès à l'accueil de mineurs en dehors des heures de bureau a donc été limité sur la base des critères dits de "vulnérabilité". Si bien qu'actuellement, seuls les mineurs répondant à certains critères (filles, garçons jusqu'à 15 ans inclus, avec un handicap...) sont reçus en dehors des heures de bureau. "Faire une distinction entre les Mena vulnérables et non vulnérables est en contradiction avec la loi sur l'accueil des demandeurs d'asile et viole notamment la Convention internationale sur les droits de l'enfant et la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne", s'insurgent les signataires. Les mineurs, ainsi exclus des critères, sont contraints de passer la nuit dans la rue ou, au mieux, dans des squats, constatent les travailleurs de terrain, pointant les "nombreux dangers" environnants. "Le risque de devenir une victime de la traite des êtres humains ou d'autres réseaux d'exploitation est élevé", soulèvent-ils. Si les organisations saluent le recrutement de 40 tuteurs spécialisés supplémentaires annoncé lundi par le Service des Tutelles, elles constatent que les efforts restent insuffisants : "Cette crise de l'accueil nécessite une solution structurelle. Nous demandons un accueil de qualité, égalitaire et non discriminatoire". Ces dernières adressent donc une mise en demeure au secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, Sammy Mahdi. "Nous estimons qu'une forme de pré-accueil est nécessaire pour ce groupe cible de mineurs et que tout doit être mis en ?uvre pour que chaque Mena soit pris en charge par le service de tutelle à toute heure du jour ou de la nuit, conformément à la loi, et bénéficie d'un accueil adapté", ponctuent-elles. Le secrétaire d'Etat dispose d'un délai de trois jours pour répondre à la demande et réagir publiquement. Sans retour de sa part, une action en référé pourrait être engagée. (Belga)