Les sans-papiers luttent pour le droit au travail depuis plusieurs années et demandent à être engagés dans les métiers en pénurie et d'autres secteurs où il est difficile de pourvoir des emplois pendant la crise du coronavirus. L'exercice d'une profession est en effet nécessaire pour remplir les conditions de régularisation sur la base du travail. "Mais savez-vous que, par exemple, le métier d'aide ménagère n'est pas reconnu comme un métier en pénurie, alors qu'une enquête a montré qu'aucune femme de nationalité belge ne souhaite exercer ce métier ?" a affirmé le prêtre Daniel Alliet. "Et il y a ces gens, dont beaucoup exercent déjà cette profession en noir. Ils ne voudraient rien de plus que de pouvoir le faire officiellement,. Mais ils doivent alors aussi être payés officiellement, mais c'est pour ainsi dire 'trop ??cher'. C'est pourquoi cette profession n'est pas reconnue comme une profession en pénurie." "Il devrait enfin y avoir une loi claire, avec des critères clairs de régularisation", a renchéri l'avocat Alexis Deswaef. "Ces personnes ne peuvent désormais plus être régularisées car leur demande de titre de séjour est 'irrecevable'. Elles devraient d'abord retourner dans leur pays d'origine pour faire la demande à partir de là. S'ils le font, on leur dira bien sûr d'y rester." "La loi doit être modifiée pour que ces personnes ne butent plus sur cette 'irrecevabilité', mais puissent se concentrer sur leur insertion dans la société, leur carrière professionnelle, ou la scolarisation de leurs enfants", a poursuivi l'avocat. "Il est beaucoup trop facile pour les politiques de montrer leurs muscles face à un électorat en particulier." (Belga)

Les sans-papiers luttent pour le droit au travail depuis plusieurs années et demandent à être engagés dans les métiers en pénurie et d'autres secteurs où il est difficile de pourvoir des emplois pendant la crise du coronavirus. L'exercice d'une profession est en effet nécessaire pour remplir les conditions de régularisation sur la base du travail. "Mais savez-vous que, par exemple, le métier d'aide ménagère n'est pas reconnu comme un métier en pénurie, alors qu'une enquête a montré qu'aucune femme de nationalité belge ne souhaite exercer ce métier ?" a affirmé le prêtre Daniel Alliet. "Et il y a ces gens, dont beaucoup exercent déjà cette profession en noir. Ils ne voudraient rien de plus que de pouvoir le faire officiellement,. Mais ils doivent alors aussi être payés officiellement, mais c'est pour ainsi dire 'trop ??cher'. C'est pourquoi cette profession n'est pas reconnue comme une profession en pénurie." "Il devrait enfin y avoir une loi claire, avec des critères clairs de régularisation", a renchéri l'avocat Alexis Deswaef. "Ces personnes ne peuvent désormais plus être régularisées car leur demande de titre de séjour est 'irrecevable'. Elles devraient d'abord retourner dans leur pays d'origine pour faire la demande à partir de là. S'ils le font, on leur dira bien sûr d'y rester." "La loi doit être modifiée pour que ces personnes ne butent plus sur cette 'irrecevabilité', mais puissent se concentrer sur leur insertion dans la société, leur carrière professionnelle, ou la scolarisation de leurs enfants", a poursuivi l'avocat. "Il est beaucoup trop facile pour les politiques de montrer leurs muscles face à un électorat en particulier." (Belga)