Ce système offre un permis de séjour aux personnes de pays tiers hautement qualifiées, intéressantes pour le marché de l'emploi européen. Il s'agit donc d'une voie légale d'immigration, dont l'Europe a besoin, mais qui jusqu'ici ne connait qu'un succès mitigé. Il n'y a eu ainsi que 36.806 cartes bleues émises en 2019 dans l'UE, pour la plupart par l'Allemagne, rappelle le Parlement européen. Il n'y en a eu que 110 en Belgique la même année. Négociateurs du Parlement et du Conseil (Etats membres) s'étaient accordés en mai à ce sujet. Reste désormais au Conseil à officiellement approuver le texte. Il y aura des changements notamment dans les critères exigés pour obtenir la carte bleue, qui est obligatoirement associée à un contrat de travail ou une offre d'emploi ferme d'un certain niveau (salaire, durée). En Belgique par exemple, il faut actuellement pour pouvoir obtenir une carte bleue avoir un contrat de travail d'au moins un an avec une rémunération annuelle brute de minimum 56.111 euros. Quand la révision entrera en vigueur, les candidats pourront présenter un contrat de travail de six mois. Le seuil salarial exigé par chaque Etat membre devra se situer entre 100% et 160% du salaire annuel brut moyen local, là où c'est actuellement minimum 150%. La possibilité de valoriser des expériences professionnelles pertinentes est élargie, et les réfugiés pourront aussi demander une carte bleue dans d'autres Etats membres de l'UE. La mobilité intra-européenne des détenteurs de carte bleue est aussi facilitée. "Cela a demandé des efforts, mais il en est sorti un accord équilibré pour motiver les travailleurs qualifiés à choisir l'UE, alors que les Etats-Unis nous 'piquent' déjà des personnes hautement qualifiées", a commenté mercredi l'élue N-VA Assita Kanko. Selon elle, il est important que les Etats membres puissent encore déterminer certains critères d'accès, en tenant compte par exemple de leurs propres chiffres de chômage. (Belga)

Ce système offre un permis de séjour aux personnes de pays tiers hautement qualifiées, intéressantes pour le marché de l'emploi européen. Il s'agit donc d'une voie légale d'immigration, dont l'Europe a besoin, mais qui jusqu'ici ne connait qu'un succès mitigé. Il n'y a eu ainsi que 36.806 cartes bleues émises en 2019 dans l'UE, pour la plupart par l'Allemagne, rappelle le Parlement européen. Il n'y en a eu que 110 en Belgique la même année. Négociateurs du Parlement et du Conseil (Etats membres) s'étaient accordés en mai à ce sujet. Reste désormais au Conseil à officiellement approuver le texte. Il y aura des changements notamment dans les critères exigés pour obtenir la carte bleue, qui est obligatoirement associée à un contrat de travail ou une offre d'emploi ferme d'un certain niveau (salaire, durée). En Belgique par exemple, il faut actuellement pour pouvoir obtenir une carte bleue avoir un contrat de travail d'au moins un an avec une rémunération annuelle brute de minimum 56.111 euros. Quand la révision entrera en vigueur, les candidats pourront présenter un contrat de travail de six mois. Le seuil salarial exigé par chaque Etat membre devra se situer entre 100% et 160% du salaire annuel brut moyen local, là où c'est actuellement minimum 150%. La possibilité de valoriser des expériences professionnelles pertinentes est élargie, et les réfugiés pourront aussi demander une carte bleue dans d'autres Etats membres de l'UE. La mobilité intra-européenne des détenteurs de carte bleue est aussi facilitée. "Cela a demandé des efforts, mais il en est sorti un accord équilibré pour motiver les travailleurs qualifiés à choisir l'UE, alors que les Etats-Unis nous 'piquent' déjà des personnes hautement qualifiées", a commenté mercredi l'élue N-VA Assita Kanko. Selon elle, il est important que les Etats membres puissent encore déterminer certains critères d'accès, en tenant compte par exemple de leurs propres chiffres de chômage. (Belga)