"La situation sur la ville de Grande-Synthe ne cesse de se dégrader", écrit le maire dans un courrier au ministre. Il demande l'intervention d'un médiateur gouvernemental "à l'instar de ce qui s'est fait à Calais". "A ce jour, entre 1.500 et 2.000 migrants subsistent dans des conditions indignes sur le site du Petit Prédembourg et de l'ex-sécherie Ringot, ceci malgré les propositions de mise à l'abri quotidiennes et les opérations de démantèlement régulières", poursuit l'élu. "La ville de Grande-Synthe et ses habitants (...) se sentent abandonnés par l'Etat", ajoute M. Beyaert. "Je me refuse à accepter la mise en place anarchique de camps (...) et vous demande de tout mettre en oeuvre afin que les camps indignes que nous connaissons depuis trop longtemps puissent être démantelés", écrit le maire, qui a invité Gérald Darmanin à venir à Grande-Synthe. M. Beyaert rappelle sa proposition "d'ouvrir sur le littoral dunkerquois plusieurs centres d'accueil de 100 à 150 personnes, lieux de refuges nécessaires aux exilés à l'approche de l'hiver, gérés en partenariat avec l'Etat, les collectivités territoriales et les associations locales." Le ministère de l'Intérieur avait annoncé le 26 octobre l'envoi à Calais d'un médiateur gouvernemental, le patron de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) Didier Leschi, pour une "mission de contact" auprès des acteurs de terrain. Ces derniers dénoncent les conditions de vie de quelque 1.500 migrants présents à Calais et réclament un "moratoire" sur les évacuations. Didier Leschi a annoncé mercredi la création d'un "sas d'hébergement de nuit" de 300 places, qui "sera ouvert tous les jours après les évacuations" de migrants, mais la maire de Calais, Natacha Bouchart, s'y oppose catégoriquement. "Ce dispositif est voué à l'échec et je demande à l'Etat de supprimer le SAS, je suis complétement opposée à cela et je souhaite que dans une dizaine de jours on soit en capacité de le fermer", a-t-elle réagi vendredi auprès de l'AFP. "Calais n'est pas le terrain de jeu des politiques", a-t-elle ajouté. (Belga)

"La situation sur la ville de Grande-Synthe ne cesse de se dégrader", écrit le maire dans un courrier au ministre. Il demande l'intervention d'un médiateur gouvernemental "à l'instar de ce qui s'est fait à Calais". "A ce jour, entre 1.500 et 2.000 migrants subsistent dans des conditions indignes sur le site du Petit Prédembourg et de l'ex-sécherie Ringot, ceci malgré les propositions de mise à l'abri quotidiennes et les opérations de démantèlement régulières", poursuit l'élu. "La ville de Grande-Synthe et ses habitants (...) se sentent abandonnés par l'Etat", ajoute M. Beyaert. "Je me refuse à accepter la mise en place anarchique de camps (...) et vous demande de tout mettre en oeuvre afin que les camps indignes que nous connaissons depuis trop longtemps puissent être démantelés", écrit le maire, qui a invité Gérald Darmanin à venir à Grande-Synthe. M. Beyaert rappelle sa proposition "d'ouvrir sur le littoral dunkerquois plusieurs centres d'accueil de 100 à 150 personnes, lieux de refuges nécessaires aux exilés à l'approche de l'hiver, gérés en partenariat avec l'Etat, les collectivités territoriales et les associations locales." Le ministère de l'Intérieur avait annoncé le 26 octobre l'envoi à Calais d'un médiateur gouvernemental, le patron de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) Didier Leschi, pour une "mission de contact" auprès des acteurs de terrain. Ces derniers dénoncent les conditions de vie de quelque 1.500 migrants présents à Calais et réclament un "moratoire" sur les évacuations. Didier Leschi a annoncé mercredi la création d'un "sas d'hébergement de nuit" de 300 places, qui "sera ouvert tous les jours après les évacuations" de migrants, mais la maire de Calais, Natacha Bouchart, s'y oppose catégoriquement. "Ce dispositif est voué à l'échec et je demande à l'Etat de supprimer le SAS, je suis complétement opposée à cela et je souhaite que dans une dizaine de jours on soit en capacité de le fermer", a-t-elle réagi vendredi auprès de l'AFP. "Calais n'est pas le terrain de jeu des politiques", a-t-elle ajouté. (Belga)