La Grèce demandait depuis vendredi à la Turquie de récupérer le bateau. Devant le refus turc, les autorités grecques ont finalement autorisé les migrants à débarquer sur l'île de Kos, en mer Egée. Selon les gardes-côtes, ils ont été transportés dans un centre d'accueil, où ils vont être placés en quarantaine et testés pour le coronavirus. Selon le ministère des Migrations, 382 personnes ont débarqué et six d'entre elles ont été interpellées pour être interrogées. Les nationalités n'ont pas été précisées. Le ministre des Migrations, Notis Mitarachi, a dénoncé sur Twitter "encore un autre voyage dangereux et illégal à partir des côtes turques sans que les autorités turques s'en soient aperçues". A cause d'un problème de moteur, le navire dérivait au large de l'île de Karpathos quand il avait émis un signal de détresse. Selon les gardes-côtes grecs, le navire avait quitté la Turquie alors que soufflaient des vents violents, et aucun des passagers n'avait de gilet de sauvetage. Samedi, la Grèce a accusé la Turquie d'avoir sciemment permis le départ du bateau, en violation de l'accord de mars 2016 qui prévoyait un réel effort d'Ankara pour limiter les migrations à partir de son territoire en échange d'une aide financière de milliards d'euros de la part de l'UE. "La Turquie, une fois de plus, n'a pas accompli ses devoirs envers l'Union européenne. Elle ne va pas accepter le retour du bateau battant pavillon turc et parti d'un port turc évidemment au vu et au su des garde-côtes turcs, et elle continue de faire fi de la vie humaine", avait commenté samedi le ministre grec de la Marine marchande Giannis Plakiotakis. Selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l'Onu, plus de 2.500 personnes ont fait la traversée de la mer Egée cette année à partir de la Turquie voisine, contre 9.700 en 2020, année pour laquelle le HCR a recensé plus de 100 morts ou disparus. Les îles grecques de l'est de la mer Egée sont les premières à pouvoir être atteintes depuis les côtes turques par les embarcations en tous genres et de toutes tailles qu'utilisent les migrants. Mardi dernier, quatre migrants dont deux enfants sont morts noyés lorsque leur bateau a coulé au large de l'île de Chios. (Belga)

La Grèce demandait depuis vendredi à la Turquie de récupérer le bateau. Devant le refus turc, les autorités grecques ont finalement autorisé les migrants à débarquer sur l'île de Kos, en mer Egée. Selon les gardes-côtes, ils ont été transportés dans un centre d'accueil, où ils vont être placés en quarantaine et testés pour le coronavirus. Selon le ministère des Migrations, 382 personnes ont débarqué et six d'entre elles ont été interpellées pour être interrogées. Les nationalités n'ont pas été précisées. Le ministre des Migrations, Notis Mitarachi, a dénoncé sur Twitter "encore un autre voyage dangereux et illégal à partir des côtes turques sans que les autorités turques s'en soient aperçues". A cause d'un problème de moteur, le navire dérivait au large de l'île de Karpathos quand il avait émis un signal de détresse. Selon les gardes-côtes grecs, le navire avait quitté la Turquie alors que soufflaient des vents violents, et aucun des passagers n'avait de gilet de sauvetage. Samedi, la Grèce a accusé la Turquie d'avoir sciemment permis le départ du bateau, en violation de l'accord de mars 2016 qui prévoyait un réel effort d'Ankara pour limiter les migrations à partir de son territoire en échange d'une aide financière de milliards d'euros de la part de l'UE. "La Turquie, une fois de plus, n'a pas accompli ses devoirs envers l'Union européenne. Elle ne va pas accepter le retour du bateau battant pavillon turc et parti d'un port turc évidemment au vu et au su des garde-côtes turcs, et elle continue de faire fi de la vie humaine", avait commenté samedi le ministre grec de la Marine marchande Giannis Plakiotakis. Selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l'Onu, plus de 2.500 personnes ont fait la traversée de la mer Egée cette année à partir de la Turquie voisine, contre 9.700 en 2020, année pour laquelle le HCR a recensé plus de 100 morts ou disparus. Les îles grecques de l'est de la mer Egée sont les premières à pouvoir être atteintes depuis les côtes turques par les embarcations en tous genres et de toutes tailles qu'utilisent les migrants. Mardi dernier, quatre migrants dont deux enfants sont morts noyés lorsque leur bateau a coulé au large de l'île de Chios. (Belga)