Sur les 88 personnes secourues par ce navire de l'ONG allemande Sea-Watch, "l'Allemagne et la France accueilleront 60 migrants, le Portugal 5 et l'Irlande 2", a indiqué le ministère. En outre, le port de Tarente, dans les Pouilles (sud) a été choisi comme "port sûr" pour qu'ils puissent débarquer après une dizaine de jours en mer. Le navire était entré dans les eaux territoriales italiennes depuis vendredi matin indiquant qu'il risquait de manquer de nourriture et que la situation "devenait tendue à bord", selon son capitaine Barbel Beuse. Le capitaine a souligné qu'il était en outre nécessaire de "se mettre à l'abri du vent et des vagues". Une solution a aussi été trouvée avec Malte pour les 15 demandeurs d'asile sauvés cette semaine sur un canot à la dérive par le navire espagnol Open Arms. L'ONG a annoncé sur Twitter avoir, "avec de nombreuses heures de retard, en pleine tempête et après avoir attendu longtemps des instructions des autorités maltaises, pu transférer ces personnes sur une embarcation vers La Valette". Vendredi matin, les autorités locales ont annoncé avoir trouvé les corps en décomposition de deux hommes, apparemment d'origine nord-africaine, sur un petit canot devant les côtes d'Arbatax, sur la côte est de la Sardaigne. Selon les secours, l'embarcation était sans moteur ni rames. Mercredi, une centaine de migrants secourus le 18 octobre par l'Ocean Viking, navire affrêté par l'ONG SOS Méditerranée et opéré en partenariat avec MSF, avaient débarqué à Pozzalo en Sicile. Sur les 104 personnes concernées, 70 ont été prises en charge par l'Allemagne et la France, les autres par l'Italie, la solution ayant été trouvée sur la base d'un "pré-accord de répartition" automatique conclu à Malte en septembre. Une dizaine de pays européens participent à ce mécanisme, qui reste provisoire et appliqué sur une base volontaire. (Belga)