M. Seehofer a fait part de ses intentions lors d'une réunion à huis clos de la CSU à Munich (sud), qui se poursuivait tard dimanche soir. En cours depuis près de huit heures, la réunion a été interrompue pour une durée indéterminée peu après la déclaration du ministre. Cette annonce intervient en plein conflit au sein du gouvernement sur les plans du ministre d'introduire un contrôle unilatéral aux frontières en vue de réduire l'arrivée de migrants. La chancelière, elle, est partisane d'une solution européenne commune. Le ministre de l'Intérieur aurait déclaré se trouver devant trois options: la première est de se plier à la politique d'asile de Merkel; la seconde est d'ordonner le refoulement de certains migrants à la frontière allemande, au risque de mettre à mal la coalition; la troisième, celle qu'il a privilégiée, est de faire un pas de côté en tant que ministre et président du parti bavarois. La question est désormais de savoir si la CSU compte ou non à la suite de cette démission quitter la coalition, ce qui priverait la chancelière de majorité à la chambre des députés et plongerait le pays dans une crise politique majeure. Le parti bavarois pourrait aussi seulement remplacer M. Seehofer, dont les relations avec Angela Merkel étaient devenues exécrables. En outre, le chef des députés CSU, Alexander Dobrindt, a indiqué qu'il ne pourrait pas accepter la démission de M. Seehofer, selon une source interne. "C'est une décision que je ne peux pas accepter telle quelle", aurait-il dit lors de la réunion du parti, récoltant les applaudissements de l'assemblée. Horst Seehofer doit s'exprimer un peu plus tard dans la soirée. Il est ministre dans la coalition gouvernementale depuis une centaine de jours seulement, et président de la CSU depuis 2008. (Belga)

M. Seehofer a fait part de ses intentions lors d'une réunion à huis clos de la CSU à Munich (sud), qui se poursuivait tard dimanche soir. En cours depuis près de huit heures, la réunion a été interrompue pour une durée indéterminée peu après la déclaration du ministre. Cette annonce intervient en plein conflit au sein du gouvernement sur les plans du ministre d'introduire un contrôle unilatéral aux frontières en vue de réduire l'arrivée de migrants. La chancelière, elle, est partisane d'une solution européenne commune. Le ministre de l'Intérieur aurait déclaré se trouver devant trois options: la première est de se plier à la politique d'asile de Merkel; la seconde est d'ordonner le refoulement de certains migrants à la frontière allemande, au risque de mettre à mal la coalition; la troisième, celle qu'il a privilégiée, est de faire un pas de côté en tant que ministre et président du parti bavarois. La question est désormais de savoir si la CSU compte ou non à la suite de cette démission quitter la coalition, ce qui priverait la chancelière de majorité à la chambre des députés et plongerait le pays dans une crise politique majeure. Le parti bavarois pourrait aussi seulement remplacer M. Seehofer, dont les relations avec Angela Merkel étaient devenues exécrables. En outre, le chef des députés CSU, Alexander Dobrindt, a indiqué qu'il ne pourrait pas accepter la démission de M. Seehofer, selon une source interne. "C'est une décision que je ne peux pas accepter telle quelle", aurait-il dit lors de la réunion du parti, récoltant les applaudissements de l'assemblée. Horst Seehofer doit s'exprimer un peu plus tard dans la soirée. Il est ministre dans la coalition gouvernementale depuis une centaine de jours seulement, et président de la CSU depuis 2008. (Belga)