"Déclarer la Turquie comme un pays tiers sûr n'exonère pas l'UE de ses engagements internationaux", a affirmé le chef de l'Etat turc lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. La Grèce avait déclaré mercredi qu'elle pourrait renvoyer en Turquie, qu'elle avait qualifié de "pays sûr", les Afghans déboutés de leur demande d'asile en Grèce. Un accord signé en 2016 entre Ankara et l'UE prévoit le renvoi des îles grecques vers la Turquie des "migrants irréguliers". Mais Ankara reproche régulièrement à l'UE de ne pas remplir ses obligations découlant de cet accord. "Nous attendons que l'UE respecte de manière sincère ses engagements", a réitéré vendredi M. Erdogan, qui a souhaité une "coopération basée sur la compréhension et des intérêts mutuels" en matière de migration. Le chef de l'Etat turc a aussi dénoncé le risque d'une vague migratoire qui poserait un "sérieux challenge pour tout le monde" et a appelé l'UE à aider les pays voisins de l'Afghanistan, en particulier l'Iran, pour le réduire. "Une nouvelle vague migratoire est inévitable si des mesures nécessaires ne sont pas prises en Afghanistan et en Iran", a-t-il déclaré. M. Erdogan a ajouté que son pays était en contact avec Téhéran à ce sujet et avait pris des mesures supplémentaires pour sécuriser sa frontière avec l'Iran. "Les deux dirigeants ont discuté de la nécessité de soutenir les pays du voisinage immédiat pour que les Afghans restent autant que possible les plus proches de leur foyer", a de son côté ajouté Athènes dans un communiqué, précisant que les discussions entre les deux leaders se sont déroulées dans une ambiance "positive". Le retour au pouvoir des talibans à Kaboul a plongé l'avenir de nombreux Afghans dans l'incertitude et réveillé en Europe la peur d'une crise migratoire similaire à celle de 2015, avec l'afflux de millions de personnes fuyant les conflits au Proche-Orient et transitant par la Turquie. (Belga)

"Déclarer la Turquie comme un pays tiers sûr n'exonère pas l'UE de ses engagements internationaux", a affirmé le chef de l'Etat turc lors d'un entretien téléphonique avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis. La Grèce avait déclaré mercredi qu'elle pourrait renvoyer en Turquie, qu'elle avait qualifié de "pays sûr", les Afghans déboutés de leur demande d'asile en Grèce. Un accord signé en 2016 entre Ankara et l'UE prévoit le renvoi des îles grecques vers la Turquie des "migrants irréguliers". Mais Ankara reproche régulièrement à l'UE de ne pas remplir ses obligations découlant de cet accord. "Nous attendons que l'UE respecte de manière sincère ses engagements", a réitéré vendredi M. Erdogan, qui a souhaité une "coopération basée sur la compréhension et des intérêts mutuels" en matière de migration. Le chef de l'Etat turc a aussi dénoncé le risque d'une vague migratoire qui poserait un "sérieux challenge pour tout le monde" et a appelé l'UE à aider les pays voisins de l'Afghanistan, en particulier l'Iran, pour le réduire. "Une nouvelle vague migratoire est inévitable si des mesures nécessaires ne sont pas prises en Afghanistan et en Iran", a-t-il déclaré. M. Erdogan a ajouté que son pays était en contact avec Téhéran à ce sujet et avait pris des mesures supplémentaires pour sécuriser sa frontière avec l'Iran. "Les deux dirigeants ont discuté de la nécessité de soutenir les pays du voisinage immédiat pour que les Afghans restent autant que possible les plus proches de leur foyer", a de son côté ajouté Athènes dans un communiqué, précisant que les discussions entre les deux leaders se sont déroulées dans une ambiance "positive". Le retour au pouvoir des talibans à Kaboul a plongé l'avenir de nombreux Afghans dans l'incertitude et réveillé en Europe la peur d'une crise migratoire similaire à celle de 2015, avec l'afflux de millions de personnes fuyant les conflits au Proche-Orient et transitant par la Turquie. (Belga)