"Je confirme que ce chargement est arrivé. Il est notamment composé de médicaments et de matériel médical", a déclaré cette source sans préciser les modalités de distribution à la population vénézuélienne, dont un quart a besoin d'une aide urgente, selon les Nations unies. Des caisses frappées du sigle du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge étaient déchargées des soutes d'un avion sur des palettes puis chargées dans des camions à l'aéroport de Caracas, selon des images qui circulaient sur les réseaux sociaux. Fin mars, la Fédération internationale de la Croix-Rouge avait dit pouvoir être "prête" dès la mi-avril à distribuer de l'aide "à 650.000 personnes dans un premier temps". La semaine dernière, le président Nicolas Maduro et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se sont entendus pour "travailler avec les agences de l'ONU pour apporter toute l'aide humanitaire qu'il est possible d'apporter". Le Venezuela souffre de graves pénuries de produits alimentaires, de médicaments et de matériel médical. Les hôpitaux publics n'ont souvent pas les moyens de soigner leurs patients faute d'antibiotiques, de compresses ou d'appareils respiratoires. Nicolas Maduro nie que cette situation puisse être qualifiée de crise humanitaire. Le gouvernement, principal importateur, est en manque de liquidités en raison de l'effondrement de la production pétrolière (96% des ressources du pays) et de son éviction des marchés financiers par des sanctions de Washington. Caracas rend les sanctions américaines responsables de ses problèmes d'approvisionnement. Le chef de file de l'opposition Juan Guaido, reconnu comme président intérimaire par plus de 50 pays dont les Etats-Unis, attribue, lui, ces problèmes à la corruption et à l'incurie du pouvoir chaviste. Le 23 février, ses partisans ont tenté de faire entrer plusieurs tonnes d'aide humanitaire stockées aux portes du Venezuela, en Colombie, au Brésil et sur l'île néerlandaise de Curaçao. Les camions chargés de produits de première nécessité, envoyés essentiellement des Etats-Unis, ont dû rebrousser chemin face au blocage frontalier ordonné par le gouvernement. Sept personnes ont été tuées et plusieurs centaines blessées dans des heurts. Le président Maduro avait alors dénoncé l'opération comme un prétexte en vue d'une intervention militaire. (Belga)

"Je confirme que ce chargement est arrivé. Il est notamment composé de médicaments et de matériel médical", a déclaré cette source sans préciser les modalités de distribution à la population vénézuélienne, dont un quart a besoin d'une aide urgente, selon les Nations unies. Des caisses frappées du sigle du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge étaient déchargées des soutes d'un avion sur des palettes puis chargées dans des camions à l'aéroport de Caracas, selon des images qui circulaient sur les réseaux sociaux. Fin mars, la Fédération internationale de la Croix-Rouge avait dit pouvoir être "prête" dès la mi-avril à distribuer de l'aide "à 650.000 personnes dans un premier temps". La semaine dernière, le président Nicolas Maduro et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) se sont entendus pour "travailler avec les agences de l'ONU pour apporter toute l'aide humanitaire qu'il est possible d'apporter". Le Venezuela souffre de graves pénuries de produits alimentaires, de médicaments et de matériel médical. Les hôpitaux publics n'ont souvent pas les moyens de soigner leurs patients faute d'antibiotiques, de compresses ou d'appareils respiratoires. Nicolas Maduro nie que cette situation puisse être qualifiée de crise humanitaire. Le gouvernement, principal importateur, est en manque de liquidités en raison de l'effondrement de la production pétrolière (96% des ressources du pays) et de son éviction des marchés financiers par des sanctions de Washington. Caracas rend les sanctions américaines responsables de ses problèmes d'approvisionnement. Le chef de file de l'opposition Juan Guaido, reconnu comme président intérimaire par plus de 50 pays dont les Etats-Unis, attribue, lui, ces problèmes à la corruption et à l'incurie du pouvoir chaviste. Le 23 février, ses partisans ont tenté de faire entrer plusieurs tonnes d'aide humanitaire stockées aux portes du Venezuela, en Colombie, au Brésil et sur l'île néerlandaise de Curaçao. Les camions chargés de produits de première nécessité, envoyés essentiellement des Etats-Unis, ont dû rebrousser chemin face au blocage frontalier ordonné par le gouvernement. Sept personnes ont été tuées et plusieurs centaines blessées dans des heurts. Le président Maduro avait alors dénoncé l'opération comme un prétexte en vue d'une intervention militaire. (Belga)