"Cela concerne la partie non nucléaire, donc il n'y a pas de soucis à se faire", souligne-t-on. Il est encore prématuré pour savoir avec précision quand ce réacteur redémarrera. Il affiche une capacité de 1.008 MW.

Cet arrêt non programmé ne devrait pas constituer un souci pour l'approvisionnement énergétique, malgré la chaleur et les appareils d'air conditionnés qui tournent à plein régime. "D'autres pays comme l'Italie souffrent davantage de la chaleur. En plus, Engie dispose encore d'autres moyens de production, comme l'énergie hydroélectrique et des centrales au gaz, pour garantir l'équilibre sur le marché."

Par ailleurs, le réacteur Doel 3 (1.006 MW) devrait être à nouveau opérationnel à 100% d'ici mercredi, a encore indiqué l'exploitant Engie Electrabel. L'opérateur, une fois obtenu le feu vert de l'AFCN, a lancé la procédure de redémarrage. "Mais après une si longue période d'arrêt, cela prend un certain temps", poursuit le porte-parole.

Ce réacteur est à l'arrêt depuis le 22 septembre 2017. Lors de l'arrêt planifié de Doel 3, Engie Electrabel avait constaté une dégradation du béton des plafonds et des murs d'un bâtiment bunkerisé jouxtant le réacteur. Ce bâtiment d'une partie non nucléaire du site abrite des systèmes de secours. Initialement, le redémarrage était prévu pour la mi-avril, mais les travaux avaient pris davantage de temps que prévu et la fermeture avait été prolongée.