En raison de la situation sécuritaire tendue, "il a été convenu entre les Américains et l'ancien gouvernement allemand" d'Angela Merkel "qu'en cas de nouvelle escalade, ce gazoduc ne pourrait entrer en service", a déclaré Annalena Baerbock sur la chaîne de télévision allemande ZDF, au moment où les Occidentaux craignent une invasion de l'Ukraine par les troupes russes. La ministre des Affaires étrangères, qui a participé au cours du week-end à une réunion du G7 consacrée notamment aux tensions avec la Russie et s'entretiendra lundi avec ses partenaires européens du sujet, a ainsi précisé les menaces - le plus souvent voilées - lancées au sujet de Nord Stream II par le chancelier allemand Olaf Scholz. La ministre des Affaires étrangères, qui a pris ses fonctions la semaine dernière, a aussi rappelé que le gazoduc reliant la Russie à l'Allemagne via la mer Baltique, de toute façon "ne peut pour le moment être autorisé, car il ne remplit pas les règles de la législation européenne de l'énergie". Mi-novembre, l'autorité allemande de régulation de l'énergie avait suspendu la procédure de certification de Nord Stream II - dont la construction est terminée - en demandant au consortium basé en Suisse, et chargé de son exploitation, de créer une société de droit allemand. Ce gazoduc, ardemment soutenu par le chef de l'État russe Vladimir Poutine d'une part et, d'autre part, toutes ces dernières années par Angela Merkel au nom des garanties d'approvisionnement en gaz pour l'Europe, est très critiqué par nombre de pays. Les États-Unis et plusieurs pays d'Europe de l'Est, à commencer par la Pologne, s'inquiètent d'une trop grande dépendance de l'Europe à l'égard de la Russie de Poutine. Par ailleurs l'Ukraine, jusqu'ici un des grands pays de transit du gaz russe vers l'Europe - redoute de faire les frais de ce projet qui la contourne et d'en être économiquement et diplomatiquement affaiblie. Dans l'immédiat, la cheffe de la diplomatie allemande a appelé à se concentrer sur les efforts diplomatiques pour apaiser les tensions entre l'Ukraine et la Russie. "Nous sommes dans une phase en ce moment où nous voulons tout mettre en ?uvre pour que des discussions reprennent, car le dialogue est le meilleur moyen d'éviter une escalade", a-t-elle dit. (Belga)

En raison de la situation sécuritaire tendue, "il a été convenu entre les Américains et l'ancien gouvernement allemand" d'Angela Merkel "qu'en cas de nouvelle escalade, ce gazoduc ne pourrait entrer en service", a déclaré Annalena Baerbock sur la chaîne de télévision allemande ZDF, au moment où les Occidentaux craignent une invasion de l'Ukraine par les troupes russes. La ministre des Affaires étrangères, qui a participé au cours du week-end à une réunion du G7 consacrée notamment aux tensions avec la Russie et s'entretiendra lundi avec ses partenaires européens du sujet, a ainsi précisé les menaces - le plus souvent voilées - lancées au sujet de Nord Stream II par le chancelier allemand Olaf Scholz. La ministre des Affaires étrangères, qui a pris ses fonctions la semaine dernière, a aussi rappelé que le gazoduc reliant la Russie à l'Allemagne via la mer Baltique, de toute façon "ne peut pour le moment être autorisé, car il ne remplit pas les règles de la législation européenne de l'énergie". Mi-novembre, l'autorité allemande de régulation de l'énergie avait suspendu la procédure de certification de Nord Stream II - dont la construction est terminée - en demandant au consortium basé en Suisse, et chargé de son exploitation, de créer une société de droit allemand. Ce gazoduc, ardemment soutenu par le chef de l'État russe Vladimir Poutine d'une part et, d'autre part, toutes ces dernières années par Angela Merkel au nom des garanties d'approvisionnement en gaz pour l'Europe, est très critiqué par nombre de pays. Les États-Unis et plusieurs pays d'Europe de l'Est, à commencer par la Pologne, s'inquiètent d'une trop grande dépendance de l'Europe à l'égard de la Russie de Poutine. Par ailleurs l'Ukraine, jusqu'ici un des grands pays de transit du gaz russe vers l'Europe - redoute de faire les frais de ce projet qui la contourne et d'en être économiquement et diplomatiquement affaiblie. Dans l'immédiat, la cheffe de la diplomatie allemande a appelé à se concentrer sur les efforts diplomatiques pour apaiser les tensions entre l'Ukraine et la Russie. "Nous sommes dans une phase en ce moment où nous voulons tout mettre en ?uvre pour que des discussions reprennent, car le dialogue est le meilleur moyen d'éviter une escalade", a-t-elle dit. (Belga)