Américains et Russes ont eu fin juin à Vienne des discussions pour tenter de prolonger le Nouveau traité Start. Cet accord bilatéral limite le nombre très important de leurs têtes nucléaires et expire en février 2021. Les États-Unis veulent inclure la Chine dans les négociations, estimant que sa capacité nucléaire est en rapide expansion. Pékin refuse, soulignant avoir un arsenal sans commune mesure avec les deux ex-rivaux de la Guerre froide. Le ministère chinois des Affaires étrangères s'était dit mercredi ouvert à des négociations. Mais à la condition que Washington sabre drastiquement son nombre de têtes nucléaires - 18 fois supérieur à celui de Pékin. "Je vous assure que si les États-Unis se disent prêts à réduire leur arsenal au niveau chinois, la Chine sera disposée à participer aux discussions dès le lendemain", avait souligné devant la presse Fu Cong, directeur-général du service de contrôle des armements. Le département d'État américain avait publié le lendemain un communiqué vantant ces propos et invitant à nouveau Pékin aux pourparlers. "Les États-Unis saluent l'engagement de la Chine à participer à des négociations de contrôle des armements", avait-il indiqué, semblant ne pas tenir compte de la pré-condition mentionnée par Pékin. Des propos accueillis avec scepticisme côté chinois. "Les États-Unis persistent à chicaner, et vont même jusqu'à déformer la position de la Chine", a dénoncé Zhao Lijian, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, accusant Washington de "feindre l'ignorance". "La position de la Chine, qui s'oppose à ces prétendues discussions trilatérales, est tout à fait claire. Elle est parfaitement connue par la partie américaine", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse régulière. Il a plaidé pour la prolongation du Nouveau traité Start et une réduction significative des arsenaux russe et américain, seules conditions capables selon lui d'amener les autres nations dotées de l'arme nucléaire à la table des négociations. Les Américains disposent de quelque 5.800 ogives nucléaires et les Russes de 6.375, contre 320 pour les Chinois, 290 pour les Français et 215 pour les Britanniques, selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). (Belga)

Américains et Russes ont eu fin juin à Vienne des discussions pour tenter de prolonger le Nouveau traité Start. Cet accord bilatéral limite le nombre très important de leurs têtes nucléaires et expire en février 2021. Les États-Unis veulent inclure la Chine dans les négociations, estimant que sa capacité nucléaire est en rapide expansion. Pékin refuse, soulignant avoir un arsenal sans commune mesure avec les deux ex-rivaux de la Guerre froide. Le ministère chinois des Affaires étrangères s'était dit mercredi ouvert à des négociations. Mais à la condition que Washington sabre drastiquement son nombre de têtes nucléaires - 18 fois supérieur à celui de Pékin. "Je vous assure que si les États-Unis se disent prêts à réduire leur arsenal au niveau chinois, la Chine sera disposée à participer aux discussions dès le lendemain", avait souligné devant la presse Fu Cong, directeur-général du service de contrôle des armements. Le département d'État américain avait publié le lendemain un communiqué vantant ces propos et invitant à nouveau Pékin aux pourparlers. "Les États-Unis saluent l'engagement de la Chine à participer à des négociations de contrôle des armements", avait-il indiqué, semblant ne pas tenir compte de la pré-condition mentionnée par Pékin. Des propos accueillis avec scepticisme côté chinois. "Les États-Unis persistent à chicaner, et vont même jusqu'à déformer la position de la Chine", a dénoncé Zhao Lijian, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, accusant Washington de "feindre l'ignorance". "La position de la Chine, qui s'oppose à ces prétendues discussions trilatérales, est tout à fait claire. Elle est parfaitement connue par la partie américaine", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse régulière. Il a plaidé pour la prolongation du Nouveau traité Start et une réduction significative des arsenaux russe et américain, seules conditions capables selon lui d'amener les autres nations dotées de l'arme nucléaire à la table des négociations. Les Américains disposent de quelque 5.800 ogives nucléaires et les Russes de 6.375, contre 320 pour les Chinois, 290 pour les Français et 215 pour les Britanniques, selon l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). (Belga)