Cette proposition d'étendre le travail de cette commission, baptisée Joint Investigative Mechanism, a été présentée lors d'une discussion à huis clos au Conseil de sécurité sur la bataille de Mossoul, où les forces irakiennes tentent depuis des semaines de chasser les djihadistes, a indiqué l'ambassadeur britannique à l'ONU, Matthew Rycroft, qui présidait les débats. Lors de cette discussion, selon lui, le Conseil de sécurité s'est dit "unanimement inquiet" des récentes informations sur l'utilisation d'armes chimiques par le groupe Etat islamique (EI) et a souligné attendre avec impatience "les résultats de l'enquête irakienne" sur ce dossier. La Russie et la Chine ont alors présenté un projet de résolution qui "cherche à étendre le mécanisme d'enquête international à l'Irak", a expliqué M. Rycroft, ajoutant que la Grande-Bretagne "était contre". "La Grande-Bretagne a fait valoir qu'il y avait de nombreuses différences entre les situations en Syrie et en Irak". L'ambassadeur britannique a souligné notamment que, contrairement au gouvernement syrien, le gouvernement irakien "coopérait pleinement avec l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) et qu'il n'y avait "aucune accusation" que le gouvernement irakien ait utilisé des armes chimiques. Aucune décision sur ce texte n'a été prise vendredi et M. Rycroft n'a pas précisé si la Russie et la Chine allaient soumettre la résolution au vote dans un avenir proche. Mais ce différend illustre le désaccord de fond entre les Occidentaux et la Russie sur la situation en Syrie et de possibles sanctions contre les dirigeants syriens. L'an dernier, la commission d'enquête internationale sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie avait conclu que le gouvernement syrien, allié de Moscou, avait répandu du gaz de chlore sur au moins deux localités syriennes. Le 28 février, la Russie et la Chine avaient mis leur veto à un projet de résolution qui prévoyait de sanctionner le gouvernement syrien pour son utilisation d'armes chimiques. (Belga)

Cette proposition d'étendre le travail de cette commission, baptisée Joint Investigative Mechanism, a été présentée lors d'une discussion à huis clos au Conseil de sécurité sur la bataille de Mossoul, où les forces irakiennes tentent depuis des semaines de chasser les djihadistes, a indiqué l'ambassadeur britannique à l'ONU, Matthew Rycroft, qui présidait les débats. Lors de cette discussion, selon lui, le Conseil de sécurité s'est dit "unanimement inquiet" des récentes informations sur l'utilisation d'armes chimiques par le groupe Etat islamique (EI) et a souligné attendre avec impatience "les résultats de l'enquête irakienne" sur ce dossier. La Russie et la Chine ont alors présenté un projet de résolution qui "cherche à étendre le mécanisme d'enquête international à l'Irak", a expliqué M. Rycroft, ajoutant que la Grande-Bretagne "était contre". "La Grande-Bretagne a fait valoir qu'il y avait de nombreuses différences entre les situations en Syrie et en Irak". L'ambassadeur britannique a souligné notamment que, contrairement au gouvernement syrien, le gouvernement irakien "coopérait pleinement avec l'OIAC (Organisation pour l'interdiction des armes chimiques) et qu'il n'y avait "aucune accusation" que le gouvernement irakien ait utilisé des armes chimiques. Aucune décision sur ce texte n'a été prise vendredi et M. Rycroft n'a pas précisé si la Russie et la Chine allaient soumettre la résolution au vote dans un avenir proche. Mais ce différend illustre le désaccord de fond entre les Occidentaux et la Russie sur la situation en Syrie et de possibles sanctions contre les dirigeants syriens. L'an dernier, la commission d'enquête internationale sur l'utilisation d'armes chimiques en Syrie avait conclu que le gouvernement syrien, allié de Moscou, avait répandu du gaz de chlore sur au moins deux localités syriennes. Le 28 février, la Russie et la Chine avaient mis leur veto à un projet de résolution qui prévoyait de sanctionner le gouvernement syrien pour son utilisation d'armes chimiques. (Belga)