Ces associations soutenues par la section belge francophone d'Amnesty International (AIBF) avaient obtenu en juin 2018 au Conseil d'Etat la suspension et l'annulation des licences d'exportation accordées par la Région wallonne. Il était toutefois apparu qu'à la date du 6 mars 2018, ces licences avaient été exécutées et les armes livrées à l'Arabie saoudite. D'après les associations, l'exécution de ces licences contestées dès 2017 ne respecte pas le décret wallon relatif à l'exportation d'armes, l'Arabie saoudite étant impliquée dans un conflit. Les associations avaient également signalé les faits au procureur du roi de Liège. Une information judiciaire a été ouverte le 5 avril, ont-elles indiqué. La CNAPD et la LDH vont par ailleurs demander des comptes au gouvernement fédéral. Les douanes belges ont laissé sortir ces armes du pays quand bien même les licences l'interdisaient, affirment-elles. "Nos associations ont préalablement écrit aux douanes pour leur demander de faire respecter la clause contenue dans les licences, à savoir de ne pas permettre aux armes de sortir du territoire national vers le Royaume d'Arabie Saoudite. Malgré cela, les douanes ont autorisé la sortie de ces armes, en contradiction flagrante avec cette clause", ajoutent-elles. (Belga)