"Je considère que la déclaration de l'état-major est une tentative de coup d'Etat militaire. J'invite tous nos partisans à se rassembler place de la République" à Erevan, a écrit sur sa page Facebook M. Pachinian. Dans une adresse en direct sur ce réseau social qu'il affectionne, M. Pachinian a ensuite annoncé le limogeage du général Onik Gasparian, à la tête de l'état-major. L'opposition compte elle aussi manifester. La veille, M. Pachinian avait limogé un adjoint du général Gasparian, ce qui a conduit l'état-major à réclamer sa démission, jugeant que le Premier ministre "n'est plus en mesure de prendre les décisions qui s'imposent". Le Premier ministre arménien est sous la pression de l'opposition qui réclame sa démission depuis la défaite militaire de l'Arménie face à l'Azerbaïdjan à l'automne 2020 dans le conflit du Nagorny Karabakh. A l'époque, confrontée au risque d'une débâcle, l'armée avait demandé au chef du gouvernement d'accepter les conditions d'un cessez-le-feu négocié par le président russe Vladimir Poutine et qui impliquaient d'importantes pertes territoriales pour l'Arménie. Erevan contrôle de facto encore, grâce à la présence de séparatistes arméniens, l'essentiel de la région azerbaïdjanaises du Nagorny Karabakh. Mais l'Arménie a perdu lors d'un conflit de 2020 la ville symbole de Choucha, ainsi qu'un glacis de régions azerbaïdjanaises entourant le Karabakh. Cette défaite a été vécue comme une humiliation nationale. (Belga)

"Je considère que la déclaration de l'état-major est une tentative de coup d'Etat militaire. J'invite tous nos partisans à se rassembler place de la République" à Erevan, a écrit sur sa page Facebook M. Pachinian. Dans une adresse en direct sur ce réseau social qu'il affectionne, M. Pachinian a ensuite annoncé le limogeage du général Onik Gasparian, à la tête de l'état-major. L'opposition compte elle aussi manifester. La veille, M. Pachinian avait limogé un adjoint du général Gasparian, ce qui a conduit l'état-major à réclamer sa démission, jugeant que le Premier ministre "n'est plus en mesure de prendre les décisions qui s'imposent". Le Premier ministre arménien est sous la pression de l'opposition qui réclame sa démission depuis la défaite militaire de l'Arménie face à l'Azerbaïdjan à l'automne 2020 dans le conflit du Nagorny Karabakh. A l'époque, confrontée au risque d'une débâcle, l'armée avait demandé au chef du gouvernement d'accepter les conditions d'un cessez-le-feu négocié par le président russe Vladimir Poutine et qui impliquaient d'importantes pertes territoriales pour l'Arménie. Erevan contrôle de facto encore, grâce à la présence de séparatistes arméniens, l'essentiel de la région azerbaïdjanaises du Nagorny Karabakh. Mais l'Arménie a perdu lors d'un conflit de 2020 la ville symbole de Choucha, ainsi qu'un glacis de régions azerbaïdjanaises entourant le Karabakh. Cette défaite a été vécue comme une humiliation nationale. (Belga)