Il est jugé, aux côtés de onze autres personnes, à La Rioja, une ville du nord-est de l'Argentine, où les faits se seraient déroulés, selon le centre d'information judiciaire. César Milani, 64 ans, avait été arrêté en février 2017 après avoir été entendu par la justice qui enquête sur les cas de Pedro Adan Olivera et de son fils Ramon Alfredo Olivera, enlevés en mars 1977 dans cette même région. Sa désignation à la tête des armées en 2013 avait provoqué une levée de boucliers des organisations de défense des droits de l'homme qui le soupçonnent d'être l'auteur de crimes sous la dictature. Il a occupé ce poste, sous la présidence de Cristina Kirchner, jusqu'en 2015. Mme Kirchner l'avait soutenu, y compris face à des détracteurs dans son propre camp politique. Environ 30.000 opposants sont morts ou ont disparu pendant la dictature en Argentine. Deux ans après le retour de la démocratie, sous la présidence de Raul Alfonsin, un procès avait envoyé les chefs de la junte en prison puis des lois d'amnistie avaient été votées, synonymes d'impunité. Ce n'est qu'en 2003, vingt ans après la fin de la dictature, que le président Nestor Kirchner (aujourd'hui défunt) a abrogé les lois d'amnistie et permis à la justice de reprendre les procédures judiciaires. (Belga)