Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes pour empêcher les manifestants de pénétrer dans le périmètre de sécurité placé autour de l'Elysette.

Les manifestants ont répliqué en lançant de nombreux pavés en direction des forces de l'ordre, qui ont également été contraintes de recourir à deux auto-pompes pour maintenir les travailleurs à distance. Des métallos ont ensuite essayé, sans succès, de forcer le barrage établi.

Les vitres de plusieurs commerces ont été brisées et plusieurs manifestants, ainsi que des policiers, ont été légèrement blessés dans les échauffourées. Les magasins aux alentours ont été fermés et barricadés.

Les travailleurs d'ArcelorMittal ont ensuite été refoulés, à grands coups d'auto-pompe, par les forces de l'ordre qui ont demandé des renforts. Les manifestants demandent aux mandataires wallons "quelques minutes de courage politique pour interdire à d'autres terroristes industriels d'agir de la sorte", peut-on lire sur des calicots.

Vers 12h30, la rencontre entre la délégation syndicale et le ministre-président Demotte et les ministres Marcourt et Antoine était toujours en cours.

Les travailleurs entendent "maintenir une pression maximum sur le monde politique afin de sauver la sidérurgie liégeoise", après que Mittal eut annoncé, jeudi dernier, son intention de ne maintenir dans le bassin liégeois que 5 lignes à froid sur 12, une décision qui devrait coûter quelque 1.300 emplois.