Le ministre de la Justice Koen Geens a indiqué mercredi en commission de la Chambre que le Parquet fédéral et le Parquet local avaient déconseillé formellement toute communication au sujet de l'interception d'un véhicule qui circulait à grande vitesse sur le Meir à Anvers jeudi dernier.

"Il y a eu des contacts en ce sens entre le Parquet et les services du bourgmestre", a admis le ministre Jambon mais eu égard à la "séparation des pouvoirs", Bart De Wever est libre de juger de l'opportunité de son action. Le ministre a rappelé qu'il s'agissait d'un fait peu commun dénoncé par des militaires avec un véhicule roulant à grande vitesse "avec l'objectif de viser des piétons", une information inédite jusqu'ici.

En ce qui concerne le chef de corps, il y a eu un contact avec le Parquet. Si le Parquet fédéral dit avoir signifié une interdiction de communiquer, on doit pouvoir trouver un écrit, et si tel est le cas "on fera une enquête", a expliqué M. Jambon.

Le ministre N-VA a estimé que la conférence de presse donnée à Anvers était de nature purement factuelle et n'entrait pas dans le périmètre de l'enquête. "Il y avait trois fois plus d'informations dans le communiqué de presse du Parquet fédéral", a-t-il dit. Au-delà, il a relativisé l'incident, soulignant que sa priorité du moment allait à la gestion du niveau de terrorisme dans le pays.

L'opposition n'entend pas elle relativiser la portée de l'événement. Pour Stefaan Van Hecke (Groen), par son attitude, le bourgmestre d'Anvers Bart De Wever "a mis en danger la sécurité des citoyens". Le député écologiste a mis en balance cette attitude avec celle des citoyens bruxellois qui s'étaient montré coopératifs avec les autorités judiciaires sur les réseaux sociaux en pleine période de tension.

Le bourgmestre d'Anvers qui cumule son mandat avec les fonctions de président de la N-VA et de député n'était une fois de plus pas présent à la Chambre jeudi. "Il est peut-être en train de donner une conférence de presse", a ironisé Alain Top (sp.a) selon qui "la sécurité est trop importante que pour se laisser aller à de petits jeux politiques et, pour le bourgmestre, soigner son profilage politique". Un bourgmestre doit communiquer de manière "juste, correcte et au bon moment", a-t-il dit.

Des critiques se sont également fait entendre sur les bancs de la majorité. "Je pense qu'il y a un problème, un risque de précédent. J'espère que d'autres chefs de corps ne suivront pas", a indiqué Raf Terwingen (CD&V). Le bourgmestre est maître de l'opportunité de communiquer mais il ne faut pas oublier que nous sommes en niveau 3 de terrorisme. "La sécurité doit primer sur la communication", a-t-il conclu.

Les interventions de l'opposition ont été parfois masquées par les brouhahas du groupe N-VA.

Le ministre de la Justice Koen Geens a indiqué mercredi en commission de la Chambre que le Parquet fédéral et le Parquet local avaient déconseillé formellement toute communication au sujet de l'interception d'un véhicule qui circulait à grande vitesse sur le Meir à Anvers jeudi dernier. "Il y a eu des contacts en ce sens entre le Parquet et les services du bourgmestre", a admis le ministre Jambon mais eu égard à la "séparation des pouvoirs", Bart De Wever est libre de juger de l'opportunité de son action. Le ministre a rappelé qu'il s'agissait d'un fait peu commun dénoncé par des militaires avec un véhicule roulant à grande vitesse "avec l'objectif de viser des piétons", une information inédite jusqu'ici. En ce qui concerne le chef de corps, il y a eu un contact avec le Parquet. Si le Parquet fédéral dit avoir signifié une interdiction de communiquer, on doit pouvoir trouver un écrit, et si tel est le cas "on fera une enquête", a expliqué M. Jambon. Le ministre N-VA a estimé que la conférence de presse donnée à Anvers était de nature purement factuelle et n'entrait pas dans le périmètre de l'enquête. "Il y avait trois fois plus d'informations dans le communiqué de presse du Parquet fédéral", a-t-il dit. Au-delà, il a relativisé l'incident, soulignant que sa priorité du moment allait à la gestion du niveau de terrorisme dans le pays. L'opposition n'entend pas elle relativiser la portée de l'événement. Pour Stefaan Van Hecke (Groen), par son attitude, le bourgmestre d'Anvers Bart De Wever "a mis en danger la sécurité des citoyens". Le député écologiste a mis en balance cette attitude avec celle des citoyens bruxellois qui s'étaient montré coopératifs avec les autorités judiciaires sur les réseaux sociaux en pleine période de tension. Le bourgmestre d'Anvers qui cumule son mandat avec les fonctions de président de la N-VA et de député n'était une fois de plus pas présent à la Chambre jeudi. "Il est peut-être en train de donner une conférence de presse", a ironisé Alain Top (sp.a) selon qui "la sécurité est trop importante que pour se laisser aller à de petits jeux politiques et, pour le bourgmestre, soigner son profilage politique". Un bourgmestre doit communiquer de manière "juste, correcte et au bon moment", a-t-il dit. Des critiques se sont également fait entendre sur les bancs de la majorité. "Je pense qu'il y a un problème, un risque de précédent. J'espère que d'autres chefs de corps ne suivront pas", a indiqué Raf Terwingen (CD&V). Le bourgmestre est maître de l'opportunité de communiquer mais il ne faut pas oublier que nous sommes en niveau 3 de terrorisme. "La sécurité doit primer sur la communication", a-t-il conclu. Les interventions de l'opposition ont été parfois masquées par les brouhahas du groupe N-VA.