Le 1er décembre, M. Michel quittera la scène politique nationale pour devenir président du Conseil européen. Le 18 février, en plus de sa fonction de Premier ministre, il avait repris la présidence du Mouvement Réformateur à Olivier Chastel. Aucun terme précis n'avait été fixé mais il était convenu qu'il assume le mandat après les élections et mène les négociations gouvernementales. A ce titre, aux côtés du ministre-président wallon sortant, Willy Borsus, il mène pour le MR les négociations en vue de former des majorités en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles. Lorsque les gouvernements francophones seront formés, M. Michel passera la main. La remise de son mandat présidentiel devrait intervenir dans les jours qui viennent, les négociations avec le PS et Ecolo arrivant dans la phase finale. Samedi, M. Borsus a parlé de "quelques jours, voire de quelques heures, j'espère". En coulisses, l'on évoquait la possibilité de prestations de serment devant le parlement wallon vendredi et donc la conclusion des accords en début de semaine prochaine. Même s'il rejoint l'échelon européen, M. Michel entend rester engagé dans son parti. "Je ne disparais pas. Je reste un homme politique libéral, réformateur, engagé, au milieu des militants", a-t-il assuré. Le MR verra partir en quelques semaines ses deux figures de proue vers l'Europe. Didier Reynders devrait en effet, sauf surprise, siéger dans la Commission européenne qui entre en fonction le 1er novembre. Le ministre wallon sortant Pierre-Yves Jeholet a salué "ces deux ténors, ces deux personnalités politiques exceptionnelles, qui ont donné énormément à notre pays, notre Région et notre mouvement politique". Le Bureau politique du MR déterminera les modalités de l'élection d'un nouveau président. Le processus pourrait prendre de 6 à 8 semaines et s'achever dès lors dans le courant du mois de novembre. Samedi, les uns et les autres restaient discrets sur les possibles candidats. Beaucoup dépendra du casting ministériel à venir. (Belga)