La jeune Suédoise de 16 ans, à bord du Malizia II, faisait des signes de la main aux caméras qui suivaient sa progression depuis les abords de Brooklyn, où l'équipage a effectué les formalités de l'immigration américaine, vers la pointe sud de Manhattan, où le bateau devait accoster. Sous un ciel gris, des dizaines de journalistes et quelque 300 personnes attendaient sur un quai à la pointe de Manhattan, avec la statue de la Liberté en toile de fond, celle qui est devenue en un an la vedette de centaines de milliers de jeunes. L'adolescente doit participer le 23 septembre au sommet du climat organisé par l'ONU. Son arrivée à New York marque la fin d'une traversée entamée le 14 août. Greta Thunberg avait alors quitté Plymouth, en Grande-Bretagne, avec son père, à bord du Malizia II, skippé par Pierre Casiraghi, fils de la princesse Caroline de Monaco, et l'Allemand Boris Herrmann. Désormais reconnaissable dans le monde entier à son visage poupin et ses deux longues tresses, l'adolescente a refusé de prendre l'avion à cause des émissions de carbone que ce moyen de transport génère. Pierre Casiraghi a mis gratuitement à sa disposition un bateau pour parcourir les 3.000 milles nautiques (environ 5.550 kilomètres) séparant les côtes britanniques des Etats-Unis. Celle qui a inspiré des milliers de jeunes à travers le monde par ses grèves scolaires pour le climat a aussi de nombreux détracteurs. Ces derniers jours, certains ont moqué son voyage en bateau, faisant valoir que plusieurs membres de l'équipage du voilier avaient prévu de revenir en Europe en avion, et que son voyage contribuerait donc aussi à polluer la planète. Mais ce genre de polémique ne semble pas entamer la détermination de l'adolescente, qui s'apprête à porter son message pour la première fois sur les terres de Donald Trump, climato-sceptique notoire. (Belga)