La cour a considéré qu'A.S. était le dirigeant de l'organisation criminelle. Selon les juges, il a importé de la cocaïne depuis le Brésil et a tenté d'en importer à plusieurs reprises, notamment une quantité de 506 kilos. Défendu par Me Jean-Philippe Mayence et Me Sven Mary, le prévenu voit sa peine de 14 ans de prison prononcée en première instance réduite à huit ans d'emprisonnement. Quant à M.D., le patron de l'entreprise qui a importé le marbre et le granit, la cour a suivi la thèse de ses avocates, Me Carine Couquelet et Me Clémence Purnelle. Elle a estimé "vraisemblable" la version de celui-ci selon laquelle il n'avait, dans un large premier temps, pas eu connaissance des activités illégales de son associé A.S. Il a déclaré qu'il avait découvert de la drogue par hasard alors qu'il se trouvait dans l'un des entrepôts de sa société, à Jodoigne. Ce prévenu a été condamné à une peine de cinq ans de prison, contre neuf ans en première instance, et il est le seul à bénéficier d'une mesure de sursis, qui s'applique pour la moitié de sa peine. Par ailleurs, la cour a suivi Me Denis Bosquet et Me Steve Lambert au sujet de S.S., le frère d'A.S., en l'acquittant pour le trafic de cocaïne. S.S. est toutefois reconnu coupable d'un trafic de cannabis, mis au jour après la découverte d'une plantation à Evere. La cour a prononcé une peine de quatre ans de prison, contre 12 ans en première instance, à l'encontre de ce prévenu. Elle a ensuite acquitté sur toute la ligne la compagne d'A.S., défendue par Me Cédric Moisse. Enfin, la cour a confirmé la peine de quatre ans de prison à l'encontre d'A.E., défendu par Me Xavier Carrette, et a fait passer la peine de M.L., défendu par Me Christophe Marchand, de sept à trois ans de prison. En juin 2019, la douane brésilienne avait saisi une demi-tonne de cocaïne colombienne sur un porte-conteneurs amarré au port de São Paulo, au Brésil, et sur le point de partir pour le port d'Anvers en Belgique. La drogue était cachée dans des pièces de marbre. Les documents de livraison trouvés sur le bateau renseignaient comme destinataire la SPRL verviétoise Maia Entreprise Générale de Construction. L'enquête en Belgique a ensuite pu montrer que, depuis un an, cette société se faisait livrer des cargaisons de marbre et de granit, dans lesquelles était cachée parfois jusqu'à 500 kilos de cocaïne. Toutefois, aucune drogue n'a été retrouvée lors des perquisitions. Par ailleurs, des analyses des conteneurs en question ont révélé que certains n'avaient jamais contenu de drogue. Plusieurs responsables de la société verviétoise, qui disposait de hangars à Jodoigne et à Buggenhout, avaient ensuite été placés sous écoute téléphonique, puis arrêtés et inculpés pour trafic de drogue dure. (Belga)

La cour a considéré qu'A.S. était le dirigeant de l'organisation criminelle. Selon les juges, il a importé de la cocaïne depuis le Brésil et a tenté d'en importer à plusieurs reprises, notamment une quantité de 506 kilos. Défendu par Me Jean-Philippe Mayence et Me Sven Mary, le prévenu voit sa peine de 14 ans de prison prononcée en première instance réduite à huit ans d'emprisonnement. Quant à M.D., le patron de l'entreprise qui a importé le marbre et le granit, la cour a suivi la thèse de ses avocates, Me Carine Couquelet et Me Clémence Purnelle. Elle a estimé "vraisemblable" la version de celui-ci selon laquelle il n'avait, dans un large premier temps, pas eu connaissance des activités illégales de son associé A.S. Il a déclaré qu'il avait découvert de la drogue par hasard alors qu'il se trouvait dans l'un des entrepôts de sa société, à Jodoigne. Ce prévenu a été condamné à une peine de cinq ans de prison, contre neuf ans en première instance, et il est le seul à bénéficier d'une mesure de sursis, qui s'applique pour la moitié de sa peine. Par ailleurs, la cour a suivi Me Denis Bosquet et Me Steve Lambert au sujet de S.S., le frère d'A.S., en l'acquittant pour le trafic de cocaïne. S.S. est toutefois reconnu coupable d'un trafic de cannabis, mis au jour après la découverte d'une plantation à Evere. La cour a prononcé une peine de quatre ans de prison, contre 12 ans en première instance, à l'encontre de ce prévenu. Elle a ensuite acquitté sur toute la ligne la compagne d'A.S., défendue par Me Cédric Moisse. Enfin, la cour a confirmé la peine de quatre ans de prison à l'encontre d'A.E., défendu par Me Xavier Carrette, et a fait passer la peine de M.L., défendu par Me Christophe Marchand, de sept à trois ans de prison. En juin 2019, la douane brésilienne avait saisi une demi-tonne de cocaïne colombienne sur un porte-conteneurs amarré au port de São Paulo, au Brésil, et sur le point de partir pour le port d'Anvers en Belgique. La drogue était cachée dans des pièces de marbre. Les documents de livraison trouvés sur le bateau renseignaient comme destinataire la SPRL verviétoise Maia Entreprise Générale de Construction. L'enquête en Belgique a ensuite pu montrer que, depuis un an, cette société se faisait livrer des cargaisons de marbre et de granit, dans lesquelles était cachée parfois jusqu'à 500 kilos de cocaïne. Toutefois, aucune drogue n'a été retrouvée lors des perquisitions. Par ailleurs, des analyses des conteneurs en question ont révélé que certains n'avaient jamais contenu de drogue. Plusieurs responsables de la société verviétoise, qui disposait de hangars à Jodoigne et à Buggenhout, avaient ensuite été placés sous écoute téléphonique, puis arrêtés et inculpés pour trafic de drogue dure. (Belga)