Le prévenu, homme d'affaires norvégien, avait été condamné en première instance, en mai 2019, à une peine de six mois de prison avec sursis et à une amende pénale ferme d'un peu plus de 20.000 euros. Sa société, éditrice du site, avait, elle, été condamnée à une amende pénale de 240.000 euros. Le gérant et sa société avaient été reconnus coupables d'incitation à la prostitution et de diffusion d'une publicité incitant à la prostitution, à la suite d'une campagne décriée, lancée en septembre 2017 sur un campus de l'ULB. Une remorque publicitaire avait circulé autour de l'université mentionnant: "un prêt étudiant? Sortez avec un Sugar daddy", invitant ainsi des étudiantes en difficultés financières à fréquenter, contre rémunération, des hommes plus âgés et nantis, via le site "RichMeetBeautiful". Le jury d'éthique publicitaire avait à l'époque jugé cette publicité contraire à la dignité humaine, suite à plusieurs plaintes déposées par certains bourgmestres et échevins bruxellois qui, par ailleurs, avaient interdit l'affichage de cette publicité dans l'espace public de leur commune. Également, le site avait été fermé par les autorités belges. Le patron du site s'était défendu d'avoir incité à la prostitution, se présentant comme le "bouc-émissaire idéal" face au phénomène de la prostitution estudiantine. (Belga)

Le prévenu, homme d'affaires norvégien, avait été condamné en première instance, en mai 2019, à une peine de six mois de prison avec sursis et à une amende pénale ferme d'un peu plus de 20.000 euros. Sa société, éditrice du site, avait, elle, été condamnée à une amende pénale de 240.000 euros. Le gérant et sa société avaient été reconnus coupables d'incitation à la prostitution et de diffusion d'une publicité incitant à la prostitution, à la suite d'une campagne décriée, lancée en septembre 2017 sur un campus de l'ULB. Une remorque publicitaire avait circulé autour de l'université mentionnant: "un prêt étudiant? Sortez avec un Sugar daddy", invitant ainsi des étudiantes en difficultés financières à fréquenter, contre rémunération, des hommes plus âgés et nantis, via le site "RichMeetBeautiful". Le jury d'éthique publicitaire avait à l'époque jugé cette publicité contraire à la dignité humaine, suite à plusieurs plaintes déposées par certains bourgmestres et échevins bruxellois qui, par ailleurs, avaient interdit l'affichage de cette publicité dans l'espace public de leur commune. Également, le site avait été fermé par les autorités belges. Le patron du site s'était défendu d'avoir incité à la prostitution, se présentant comme le "bouc-émissaire idéal" face au phénomène de la prostitution estudiantine. (Belga)