Cette demande s'inscrit dans le cadre d'une résolution votée à l'unanimité fin décembre au Sénat, à l'initiative des élus libéraux. Ceux-ci saluent la réactivation par le gouvernement fédéral de la cellule de vigilance contre les actes antisémites. Composée de représentants des services policiers, judiciaires, de la communauté juive et des cabinets de la Justice et de l'Intérieur, cette cellule peut coordonner plus efficacement la lutte contre l'antisémitisme.

Le président du Sénat, Jacques Brotchi (MR) et le sénateur Lionel Bajart (Open Vld) souhaitent la mise en place des autres mesures proposées par la résolution. Outre la désignation d'un coordinateur national de lutte contre l'antisémitisme, il s'agit de la création d'une catégorie distincte dans les procès-verbaux pour les crimes antisémites et de l'inclusion d'un module spécifique sur l'antisémitisme dans les politiques d'intégration et d'éducation.

La création par les services de police et le Parquet d'une catégorie traitant les crimes antisémites en tant que catégorie distincte dans les procès-verbaux permettrait d'obtenir des chiffres officiels sur la localisation des incidents, et dès lors, de travailler de manière plus ciblée.

L'inclusion d'un module spécifique s'inscrit dans le cadre de l'approche préventive du phénomène. Il s'agit de sensibiliser la population à la signification de l'antisémitisme et au rôle dévastateur des idées antisémites. Les enseignants doivent pouvoir, à cette fin, bénéficier des outils ad hoc, demande le Sénat.

Les sénateurs appellent en outre à une meilleure définition de l'antisémitisme de manière à pouvoir mieux identifier le problème et à exercer un contrôle plus efficace.

Selon Unia, le nombre d'actes antisémites a doublé en Belgique l'an dernier, passant de 56 à 101. Unia s'est également intéressé au nombre d'actes négationnistes qui ont fait l'objet de 31 dossiers en 2018. La haine sur internet à l'encontre des Juifs a, elle, quadruplé en douze mois. Les sénateurs Brotchi et Bajart craignent que ces chiffres ne représentent que le sommet de l'iceberg.

Un incident lors du dernier carnaval d'Alost a fait l'objet d'une plainte auprès d'Unia. Dans le cortège, se trouvaient des marionnettes représentant des juifs au nez crochu et aux coffres remplis d'argent. La Commission européenne a condamné cet incident mardi et pressé les autorités belges à réagir.

Le ministre fédéral de l'Egalité des Chances Kris Peeters a indiqué par voie de communiqué que si les organisations juives l'estiment utile, le carnaval d'Alost pourra faire l'objet de discussions au sein de la cellule de vigilance contre les actes antisémites. "Il me paraît en tout cas souhaitable que les organisations juives et les carnavalistes puissent discuter entre eux", a-t-il précisé.

Cette demande s'inscrit dans le cadre d'une résolution votée à l'unanimité fin décembre au Sénat, à l'initiative des élus libéraux. Ceux-ci saluent la réactivation par le gouvernement fédéral de la cellule de vigilance contre les actes antisémites. Composée de représentants des services policiers, judiciaires, de la communauté juive et des cabinets de la Justice et de l'Intérieur, cette cellule peut coordonner plus efficacement la lutte contre l'antisémitisme. Le président du Sénat, Jacques Brotchi (MR) et le sénateur Lionel Bajart (Open Vld) souhaitent la mise en place des autres mesures proposées par la résolution. Outre la désignation d'un coordinateur national de lutte contre l'antisémitisme, il s'agit de la création d'une catégorie distincte dans les procès-verbaux pour les crimes antisémites et de l'inclusion d'un module spécifique sur l'antisémitisme dans les politiques d'intégration et d'éducation. La création par les services de police et le Parquet d'une catégorie traitant les crimes antisémites en tant que catégorie distincte dans les procès-verbaux permettrait d'obtenir des chiffres officiels sur la localisation des incidents, et dès lors, de travailler de manière plus ciblée. L'inclusion d'un module spécifique s'inscrit dans le cadre de l'approche préventive du phénomène. Il s'agit de sensibiliser la population à la signification de l'antisémitisme et au rôle dévastateur des idées antisémites. Les enseignants doivent pouvoir, à cette fin, bénéficier des outils ad hoc, demande le Sénat. Les sénateurs appellent en outre à une meilleure définition de l'antisémitisme de manière à pouvoir mieux identifier le problème et à exercer un contrôle plus efficace. Selon Unia, le nombre d'actes antisémites a doublé en Belgique l'an dernier, passant de 56 à 101. Unia s'est également intéressé au nombre d'actes négationnistes qui ont fait l'objet de 31 dossiers en 2018. La haine sur internet à l'encontre des Juifs a, elle, quadruplé en douze mois. Les sénateurs Brotchi et Bajart craignent que ces chiffres ne représentent que le sommet de l'iceberg. Un incident lors du dernier carnaval d'Alost a fait l'objet d'une plainte auprès d'Unia. Dans le cortège, se trouvaient des marionnettes représentant des juifs au nez crochu et aux coffres remplis d'argent. La Commission européenne a condamné cet incident mardi et pressé les autorités belges à réagir. Le ministre fédéral de l'Egalité des Chances Kris Peeters a indiqué par voie de communiqué que si les organisations juives l'estiment utile, le carnaval d'Alost pourra faire l'objet de discussions au sein de la cellule de vigilance contre les actes antisémites. "Il me paraît en tout cas souhaitable que les organisations juives et les carnavalistes puissent discuter entre eux", a-t-il précisé.