Disant observer une "vague d'incidents antisémites en Europe et particulièrement en France", M. Rivlin a écrit mercredi une lettre à son homologue français et parlé à M. Finkielkraut, selon un communiqué de ses services. Dans cette lettre, M. Rivlin a exprimé son "inquiétude". La profanation d'un cimetière découverte mardi dans le nord-est de la France "n'était pas un acte isolé. Rien que cette semaine, nous avons assisté à plusieurs autres faits d'antisémitisme graves et inquiétants", a-t-il dit. "Ces actes sont un affront au peuple juif, à la République française et à toute l'humanité", a-t-il écrit. M. Rivlin a aussi dit sa "gratitude" envers M. Macron pour s'être rendu mardi dans le cimetière profané et au Mémorial de la Shoah à Paris. "Comme je l'ai constaté quand nous nous sommes rencontrés lors de ma récente visite à Paris, vos actes comme vos paroles montrent combien vous prenez au sérieux la question de l'antisémitisme", a salué M. Rivlin. Le président israélien s'est également entretenu par téléphone avec le philosophe Alain Finkielkraut, visé par des injures à caractère antisémite en marge d'une manifestation du mouvement des "gilets jaunes" samedi à Paris, selon un communiqué de ses services. "Le président lui a exprimé son soutien au nom de tous les Israéliens", ont-ils précisé. "On m'a dit que les manifestants vous avaient dit de retourner à Tel-Aviv. Vous savez, j'en suis convaincu, que Tel-Aviv est un endroit magnifique, mais soyez assuré que tout juif, et tout individu, a le droit de choisir où il veut vivre", a écrit M. Rivlin. (Belga)