Unia a analysé les signalements qu'il a reçu sur base de la législation. Il en conclut qu'aucune loi n'a été violée. "Selon nous, - certainement dans le contexte très spécifique du carnaval - il n'y avait pas d'incitation consciente à la haine, à la discrimination ou à la violence contre les juifs. En outre, les idées racistes n'ont pas été délibérément diffusées et il n'était pas question d'insulter volontairement les individus. Par ailleurs, les carnavalistes n'ont pas violé la loi sur le négationnisme. Le char ne faisait aucune référence au nazisme ou à la Shoah", conclut le rapport. Celui-ci plaide toutefois pour que les événements folkloriques, tels que le carnaval, soient à l'avenir davantage "inclusifs". Il faut davantage travailler sur les "stéréotypes qui conduisent aux préjugés, qui à leur tour peuvent causer de la discrimination". Pour Unia, mouvements de jeunesse, écoles et monde associatif ont un rôle à jouer dans ce domaine. Unia suggère que le "dialogue et la sensibilisation aient la priorité". "Ce qui est blessant pour une personne est considéré comme du folklore pour une autre", souligne-t-il, appelant dès lors les deux parties à se parler pour concilier les points de vue. Il a notamment appliqué ce principe dans le cadre du débat sur le char du carnaval d'Alost, ayant organisé des discussions entre le Forum des organisations juives et un groupe de carnavalistes alostois. Par ailleurs, Unia s'inquiète des "réactions très dures" reçues par les carnavalistes du groupe impliqués dans la polémique. "Même les caricatures qui frappent fortement les esprits de manière non intentionnelle ne devraient pas entraîner de menaces", souligne Patrick Charlier, directeur d'Unia, cité dans le communiqué. (Belga)