Se consacrant à la situation dans 12 pays européens, le rapport 'Police et pandémie' met en évidence une tendance préoccupante aux préjugés racistes au sein des forces de police, également soupçonnées d'exercer un racisme institutionnel. Le Laboratoire de preuves d'Amnesty International "a vérifié 34 vidéos de toute l'Europe montrant des agents de police utiliser la force illégalement, alors qu'elle n'était souvent pas nécessaire", affirme l'organisation. En Belgique, la Ligue des Droits humains a collecté 102 allégations de comportements abusifs par la police entre le 18 mars et le 29 mai. "Dans 36% des cas, il s'agit d'une utilisation illégale de la force et dans 21% des cas d'insultes. 40% des victimes étaient des personnes racisées", rapporte Amnesty International. "Le fait que, en Belgique, des représentants des forces de l'ordre aient eu recours à un usage illégal de la force pour faire respecter les mesures de confinement est inquiétant, et nous demandons que soient menées des investigations indépendantes et efficaces concernant ces abus", affirme Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone de l'organisation. "Nous jugeons également très problématique le fait qu'il n'existe pas de lois interdisant explicitement le profilage ethnique et que nos autorités échouent à collecter des données précises sur les contrôles de police." (Belga)

Se consacrant à la situation dans 12 pays européens, le rapport 'Police et pandémie' met en évidence une tendance préoccupante aux préjugés racistes au sein des forces de police, également soupçonnées d'exercer un racisme institutionnel. Le Laboratoire de preuves d'Amnesty International "a vérifié 34 vidéos de toute l'Europe montrant des agents de police utiliser la force illégalement, alors qu'elle n'était souvent pas nécessaire", affirme l'organisation. En Belgique, la Ligue des Droits humains a collecté 102 allégations de comportements abusifs par la police entre le 18 mars et le 29 mai. "Dans 36% des cas, il s'agit d'une utilisation illégale de la force et dans 21% des cas d'insultes. 40% des victimes étaient des personnes racisées", rapporte Amnesty International. "Le fait que, en Belgique, des représentants des forces de l'ordre aient eu recours à un usage illégal de la force pour faire respecter les mesures de confinement est inquiétant, et nous demandons que soient menées des investigations indépendantes et efficaces concernant ces abus", affirme Philippe Hensmans, directeur de la section belge francophone de l'organisation. "Nous jugeons également très problématique le fait qu'il n'existe pas de lois interdisant explicitement le profilage ethnique et que nos autorités échouent à collecter des données précises sur les contrôles de police." (Belga)