La vague d'homicides imputables à la police déclenchée par la lutte antidrogue meurtrière que mène le président philippin Rodrigo Duterte continue de déferler, détruisant des vies et dévastant des communautés, selon le rapport que publie lundi Amnesty International. La police agirait en toute impunité lorsqu'elle assassine des habitants des quartiers pauvres dont les noms figurent sur des "listes de surveillance des trafiquants" établies en dehors de tout cadre légal. Le chef de l'Etat a défendu à plusieurs reprises cette guerre contre la drogue, faisant valoir que les individus impliqués dans le trafic de stupéfiants sont des "criminels" et que leur homicide est "justifiable", pointe l'ONG. Le gouvernement philippin a reconnu au moins 6.600 homicides imputables à la police, détaille Amnesty. Des éléments de preuve laissent à penser que plusieurs milliers d'autres personnes ont été tuées par des individus armés non identifiés ayant probablement des liens avec la police. "Il est temps que les Nations unies, à commencer par le Conseil des droits de l'Homme, lancent une action décisive afin d'amener le président Rodrigo Duterte et son gouvernement à rendre des comptes", estime dès lors l'organisation de défense des droits de l'Homme. Une précédente enquête, datant de janvier 2017, avait déjà montré que la police prend systématiquement pour cibles des personnes en général pauvres et sans défense à travers le pays, fabrique des "preuves", recrute des tueurs à gages, dévalise les victimes et rédige des rapports d'incidents mensongers, rappelle l'ONG. (Belga)

La vague d'homicides imputables à la police déclenchée par la lutte antidrogue meurtrière que mène le président philippin Rodrigo Duterte continue de déferler, détruisant des vies et dévastant des communautés, selon le rapport que publie lundi Amnesty International. La police agirait en toute impunité lorsqu'elle assassine des habitants des quartiers pauvres dont les noms figurent sur des "listes de surveillance des trafiquants" établies en dehors de tout cadre légal. Le chef de l'Etat a défendu à plusieurs reprises cette guerre contre la drogue, faisant valoir que les individus impliqués dans le trafic de stupéfiants sont des "criminels" et que leur homicide est "justifiable", pointe l'ONG. Le gouvernement philippin a reconnu au moins 6.600 homicides imputables à la police, détaille Amnesty. Des éléments de preuve laissent à penser que plusieurs milliers d'autres personnes ont été tuées par des individus armés non identifiés ayant probablement des liens avec la police. "Il est temps que les Nations unies, à commencer par le Conseil des droits de l'Homme, lancent une action décisive afin d'amener le président Rodrigo Duterte et son gouvernement à rendre des comptes", estime dès lors l'organisation de défense des droits de l'Homme. Une précédente enquête, datant de janvier 2017, avait déjà montré que la police prend systématiquement pour cibles des personnes en général pauvres et sans défense à travers le pays, fabrique des "preuves", recrute des tueurs à gages, dévalise les victimes et rédige des rapports d'incidents mensongers, rappelle l'ONG. (Belga)