"Oui, il convient de revoir le système", a jugé mardi la ministre interrogée en commission du Parlement par plusieurs députés sur la polémique. "Il faut une clarification des règles et une meilleure information des étudiants en amont". A cette fin, un groupe de travail a d'ailleurs été constitué par la ministre en vue d'étudier et de formuler des propositions pour revoir les critères de finançabilité des étudiants. Ce groupe rassemble des représentants des étudiants et des établissements, des membres de l'administration de la Fédération et des membres du cabinet de la ministre, a précisé Mme Glatigny. Devant les députés, la ministre a attribué mardi les difficultés rencontrées au décret paysage qui a mis fin à un régime de réussite des étudiants année par année, ainsi qu'à l'allongement de la période d'inscription jusqu'à la fin octobre, ainsi que les possibilités de réorientation jusqu'en février. Ces délais plus longs ne permettent dès lors plus qu'un contrôle a posteriori de la finançabilité des étudiants inscrits, et ce bien après qu'ils aient perçu leur allocation d'études. Pour l'année académique 2017-2018, un total de 843 étudiants étaient concernés par ces demandes de remboursement, et ce pour un montant total de 989.822 euros, selon Mme Glatigny. Les montants à récupérer fluctuent, selon les cas, de 409 à 4.966 euros par étudiant. A ce jour, un peu moins de 75.000 euros ont été remboursés par les étudiants concernés. La ministre a encore précisé que tous les étudiants s'étaient systématiquement vu offrir la possibilité d'étaler leurs remboursements dans le temps. "A ce jour, il n'y a eu aucune mesure comminatoire de l'administration", a-t-elle assuré. L'opposition cdH a déposé dans la foulée du débat en commission mardi une motion demandant que les critères de finançabilité soient examinés bien plus rapidement à l'avenir et que la procédure de demande d'allocations soit révisée. L'opposition PTB a introduit de son côté une motion réclamant l'abandon des demandes de remboursement auprès des étudiants concernés. Les motions devraient être soumises au vote de la séance plénière demain/mercredi. La majorité PS-MR-Ecolo en Fédération Wallonie-Bruxelles a aussitôt déposé une motion d'ordre pour rejeter les deux textes. (Belga)

"Oui, il convient de revoir le système", a jugé mardi la ministre interrogée en commission du Parlement par plusieurs députés sur la polémique. "Il faut une clarification des règles et une meilleure information des étudiants en amont". A cette fin, un groupe de travail a d'ailleurs été constitué par la ministre en vue d'étudier et de formuler des propositions pour revoir les critères de finançabilité des étudiants. Ce groupe rassemble des représentants des étudiants et des établissements, des membres de l'administration de la Fédération et des membres du cabinet de la ministre, a précisé Mme Glatigny. Devant les députés, la ministre a attribué mardi les difficultés rencontrées au décret paysage qui a mis fin à un régime de réussite des étudiants année par année, ainsi qu'à l'allongement de la période d'inscription jusqu'à la fin octobre, ainsi que les possibilités de réorientation jusqu'en février. Ces délais plus longs ne permettent dès lors plus qu'un contrôle a posteriori de la finançabilité des étudiants inscrits, et ce bien après qu'ils aient perçu leur allocation d'études. Pour l'année académique 2017-2018, un total de 843 étudiants étaient concernés par ces demandes de remboursement, et ce pour un montant total de 989.822 euros, selon Mme Glatigny. Les montants à récupérer fluctuent, selon les cas, de 409 à 4.966 euros par étudiant. A ce jour, un peu moins de 75.000 euros ont été remboursés par les étudiants concernés. La ministre a encore précisé que tous les étudiants s'étaient systématiquement vu offrir la possibilité d'étaler leurs remboursements dans le temps. "A ce jour, il n'y a eu aucune mesure comminatoire de l'administration", a-t-elle assuré. L'opposition cdH a déposé dans la foulée du débat en commission mardi une motion demandant que les critères de finançabilité soient examinés bien plus rapidement à l'avenir et que la procédure de demande d'allocations soit révisée. L'opposition PTB a introduit de son côté une motion réclamant l'abandon des demandes de remboursement auprès des étudiants concernés. Les motions devraient être soumises au vote de la séance plénière demain/mercredi. La majorité PS-MR-Ecolo en Fédération Wallonie-Bruxelles a aussitôt déposé une motion d'ordre pour rejeter les deux textes. (Belga)