Ces derniers jours, plusieurs journaux ont fait écho au refus manifesté par le PS de discuter avec la N-VA dans le cadre de la formation d'un gouvernement fédéral. Les socialistes francophones n'ont pas réagi à cette information même si, en coulisses, ils rappelaient qu'ils ne voulaient pas parler du confédéralisme... la condition mise par la N-VA pour toute discussion avec le PS. "La N-VA est un parti séparatiste. Quand ils parlent du confédéralisme, ils ont en tête le séparatisme. C'est l'antichambre de la fin du pays, ce que nous ne voulons pas. Nous n'allons pas tomber dans ce piège. Si certains pensent qu'ils peuvent le faire ou y aller, c'est leur problème", a souligné M. Laaouej, interrogé sur LN24. "Aller dans le confédéralisme pour faire le jeu de la N-VA qui veut la fin de la Belgique, ce sera sans nous", a-t-il ajouté. La 6e réforme de l'Etat, votée sous la législature précédente, est "encore fraîche". "Il n'y a pas de raison de se précipiter dans une nouvelle aventure institutionnelle", a averti le chef de groupe. Le processus de formation d'un gouvernement fédéral est particulièrement compliqué et risque de prendre beaucoup de temps. Certains observateurs prédisent un retour aux urnes face au blocage. "C'est prématuré même si on ne peut pas écarter l'hypothèse. Mais elle n'est pas souhaitable. Je crains que les extrêmes ne se renforcent et, pour le reste, les électeurs attendent de nous que l'on trouve des solutions. On ne peut pas prétendre créer des solutions en apportant des problèmes. Ajouter du désordre au désordre, ce n'est pas la voie à suivre", a expliqué M. Laaouej. (Belga)