"Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il est désormais logique de continuer à discuter avec le SPD et le FDP, avec une recherche plus approfondie d'un terrain d'entente", a expliqué lors d'une conférence de presse la co-présidente des écologistes, Annalena Baerbock. Les écologistes, troisièmes du scrutin qui tourne la page Angela Merkel en Allemagne, écartent ainsi une éventuelle coalition avec les chrétiens-démocrates de la CDU-CSU, arrivés deuxièmes aux élections. "Le pays ne peut pas se permettre un long immobilisme" en attendant la formation d'une coalition, a notamment expliqué la dirigeante écologiste, en référence aux mois de pourparlers qui avaient paralysé l'Allemagne et l'Union européenne à l'issue du précédent scrutin de 2017. "Nous proposons maintenant au FPD de continuer à discuter avec le SPD et les Verts" pour former une coalition dite "feu de signalisation", a indiqué Mme Baerbock, ajoutant que "notre intérêt est de faire avancer les choses rapidement". "Les discussions de ces dernières semaines ont montré que les plus grandes intersections en termes de contenu sont concevables dans ce schéma (avec le SPD et le FDP), notamment dans le domaine de la politique sociale", a de son côté expliqué l'autre co-président des Verts, Robert Habeck. "Le biscuit est cependant loin d'être mangé" et l'accord n'est pas ficelé, a-t-il toutefois tempéré. Les dirigeants du FDP, quatrième des dernières élections et placés comme les Verts en position de faiseurs de chancelier, feront eux une déclaration mercredi à 11H00 HB. Une coalition à trois partis serait une première en Allemagne depuis 1950. La CDU-CSU, menée par l'impopulaire Armin Laschet, n'a elle pas renoncé à tenter de former une coalition dite "jamaïcaine" avec Verts et libéraux. Ses dirigeants se sont entretenus avec les libéraux dimanche, puis les Verts mardi, pour tenter de les convaincre de bâtir cet attelage, le seul à même de leur permettre de conserver la chancellerie après 16 années d'ère Merkel. Leurs échanges avec les écologistes ont fuité mardi soir dans la presse, ce qui a ulcéré les écologistes. "La confiance signifie aussi que tout n'est pas publié dans les journaux" immédiatement, a fait valoir mercredi Mme Baerbock. (Belga)

"Nous sommes arrivés à la conclusion qu'il est désormais logique de continuer à discuter avec le SPD et le FDP, avec une recherche plus approfondie d'un terrain d'entente", a expliqué lors d'une conférence de presse la co-présidente des écologistes, Annalena Baerbock. Les écologistes, troisièmes du scrutin qui tourne la page Angela Merkel en Allemagne, écartent ainsi une éventuelle coalition avec les chrétiens-démocrates de la CDU-CSU, arrivés deuxièmes aux élections. "Le pays ne peut pas se permettre un long immobilisme" en attendant la formation d'une coalition, a notamment expliqué la dirigeante écologiste, en référence aux mois de pourparlers qui avaient paralysé l'Allemagne et l'Union européenne à l'issue du précédent scrutin de 2017. "Nous proposons maintenant au FPD de continuer à discuter avec le SPD et les Verts" pour former une coalition dite "feu de signalisation", a indiqué Mme Baerbock, ajoutant que "notre intérêt est de faire avancer les choses rapidement". "Les discussions de ces dernières semaines ont montré que les plus grandes intersections en termes de contenu sont concevables dans ce schéma (avec le SPD et le FDP), notamment dans le domaine de la politique sociale", a de son côté expliqué l'autre co-président des Verts, Robert Habeck. "Le biscuit est cependant loin d'être mangé" et l'accord n'est pas ficelé, a-t-il toutefois tempéré. Les dirigeants du FDP, quatrième des dernières élections et placés comme les Verts en position de faiseurs de chancelier, feront eux une déclaration mercredi à 11H00 HB. Une coalition à trois partis serait une première en Allemagne depuis 1950. La CDU-CSU, menée par l'impopulaire Armin Laschet, n'a elle pas renoncé à tenter de former une coalition dite "jamaïcaine" avec Verts et libéraux. Ses dirigeants se sont entretenus avec les libéraux dimanche, puis les Verts mardi, pour tenter de les convaincre de bâtir cet attelage, le seul à même de leur permettre de conserver la chancellerie après 16 années d'ère Merkel. Leurs échanges avec les écologistes ont fuité mardi soir dans la presse, ce qui a ulcéré les écologistes. "La confiance signifie aussi que tout n'est pas publié dans les journaux" immédiatement, a fait valoir mercredi Mme Baerbock. (Belga)