"Dans la situation actuelle, cela ne suffit plus", a jugé Lothar Wieler lors d'une conférence de presse, alors que les nouvelles infections ont de nouveau dépassé vendredi les 50.000 en 24 h. Il a plaidé pour une interdiction des grands événements, la fermeture de potentiels foyers d'infection comme des bars ou restaurants mal aérés et la réduction des contacts privés. "Nous devons tirer le frein d'urgence maintenant", a-t-il martelé, préconisant que les gens restent "si possible chez eux". "Nous sommes dans une situation d'urgence nationale", a abondé le ministre de la Santé Jens Spahn lors de la même conférence. Interrogé sur une possibilité d'un "lockdown" généralisé en Allemagne, comme l'Autriche vient de le décider, M. Spahn a déclaré que la question ne se posait pas "mais nous ne devrions pas exclure quoique ce soit". Lors d'une réunion de crise la veille, la chancelière sortante Angela Merkel et les chefs de régions avaient décidé d'interdire aux non-vaccinés sur l'ensemble du territoire l'accès à des lieux publics dès que le seuil d'hospitalisation dépasse trois malades du Covid pour 100.000 habitants, ce qui est le cas dans douze des seize Etats régionaux du pays. Cette règle est déjà appliquée dans les régions les plus touchées, telles que la Saxe. Les responsables ont aussi décidé un retour massif au télétravail partout où cela est possible et une obligation de pass sanitaire dans les transports et sur le lieu de travail. Afin de protéger les plus vulnérables, Angela Merkel et les dirigeants des Länder ont également ouvert la voie à une vaccination pour les personnels des maisons de retraite et des hôpitaux. En Allemagne, seulement 67,9% de la population est complètement vaccinée, selon les derniers chiffres du RKI. Le Bundesrat, chambre haute du parlement allemand, a de son côté donné son feu vert vendredi à l'application de ces mesures en validant une nouvelle loi de protection contre les infections proposée par les sociaux-démocrates (SPD), les Verts et les libéraux en cours de négociation pour former un gouvernement. (Belga)

"Dans la situation actuelle, cela ne suffit plus", a jugé Lothar Wieler lors d'une conférence de presse, alors que les nouvelles infections ont de nouveau dépassé vendredi les 50.000 en 24 h. Il a plaidé pour une interdiction des grands événements, la fermeture de potentiels foyers d'infection comme des bars ou restaurants mal aérés et la réduction des contacts privés. "Nous devons tirer le frein d'urgence maintenant", a-t-il martelé, préconisant que les gens restent "si possible chez eux". "Nous sommes dans une situation d'urgence nationale", a abondé le ministre de la Santé Jens Spahn lors de la même conférence. Interrogé sur une possibilité d'un "lockdown" généralisé en Allemagne, comme l'Autriche vient de le décider, M. Spahn a déclaré que la question ne se posait pas "mais nous ne devrions pas exclure quoique ce soit". Lors d'une réunion de crise la veille, la chancelière sortante Angela Merkel et les chefs de régions avaient décidé d'interdire aux non-vaccinés sur l'ensemble du territoire l'accès à des lieux publics dès que le seuil d'hospitalisation dépasse trois malades du Covid pour 100.000 habitants, ce qui est le cas dans douze des seize Etats régionaux du pays. Cette règle est déjà appliquée dans les régions les plus touchées, telles que la Saxe. Les responsables ont aussi décidé un retour massif au télétravail partout où cela est possible et une obligation de pass sanitaire dans les transports et sur le lieu de travail. Afin de protéger les plus vulnérables, Angela Merkel et les dirigeants des Länder ont également ouvert la voie à une vaccination pour les personnels des maisons de retraite et des hôpitaux. En Allemagne, seulement 67,9% de la population est complètement vaccinée, selon les derniers chiffres du RKI. Le Bundesrat, chambre haute du parlement allemand, a de son côté donné son feu vert vendredi à l'application de ces mesures en validant une nouvelle loi de protection contre les infections proposée par les sociaux-démocrates (SPD), les Verts et les libéraux en cours de négociation pour former un gouvernement. (Belga)