Au plus mauvais moment, dans la dernière ligne droite avant le scrutin de dimanche, le social-démocrate doit se justifier devant la commission des Finances du Bundestag sur la non-transmission à la justice, par des fonctionnaires de son ministère, d'éléments concernant une opération présumée de blanchiment d'argent. Alors que les députés s'attendaient à auditionner le ministre par visioconférence, en raison de son agenda de campagne, il a surpris la trentaine de membres de la commission en se présentant en personne. Ce rebondissement n'a pas amadoué les députés qui lui réclament des explications, suite à la perquisition, début septembre, des locaux du ministère des Finances à Berlin par le parquet d'Osnabrück. Les représentants de l'opposition, mais aussi les élus conservateurs CDU/CSU, partenaires de coalition du SPD, ont accusé le ministre, avant le début de la session, d'avoir échoué dans la lutte contre le blanchiment d'argent. Le député libéral (FDP) Florian Toncar a dit tenir M. Scholz pour responsable d'un "espace de non-droit dans la lutte contre le crime organisé". Hans Michelbach, élu CSU, a parlé d'un "échec sur un large front". Représentant du SPD à la commission, Jens Zimmermann a accusé les adversaires politiques de M. Scholz, écologistes et conservateurs d'Angela Merkel au premier chef, de créer avec cette affaire "un épouvantail", alors que M. Scholz reste en tête des derniers sondages. Il est crédité d'autour de 25% des intentions de vote, contre un peu plus de 20% pour la droite et 15% pour les Verts. Le point de départ de l'affaire examinée par les députés, en 2020, porte sur des paiements suspects à destination de l'Afrique d'un montant supérieur à un million d'euros. Un rapport sur cette affaire, reçu par l'Office central d'enquête sur les transaction financières (FIU), sous tutelle du ministère des Finances, n'a "pas été transmis aux autorités judiciaires", ce qui a empêché "l'arrêt de ce paiement", selon le parquet. Or, cette transaction avait pour toile de fond du trafic d'armes et de drogues ainsi que du financement de terrorisme. La justice soupçonne d'autres manquements similaires. Elle estime que "des soupçons de blanchiment d'argent se chiffrant en millions d'euros" n'ont "pas été transmis à la police et à la justice". (Belga)

Au plus mauvais moment, dans la dernière ligne droite avant le scrutin de dimanche, le social-démocrate doit se justifier devant la commission des Finances du Bundestag sur la non-transmission à la justice, par des fonctionnaires de son ministère, d'éléments concernant une opération présumée de blanchiment d'argent. Alors que les députés s'attendaient à auditionner le ministre par visioconférence, en raison de son agenda de campagne, il a surpris la trentaine de membres de la commission en se présentant en personne. Ce rebondissement n'a pas amadoué les députés qui lui réclament des explications, suite à la perquisition, début septembre, des locaux du ministère des Finances à Berlin par le parquet d'Osnabrück. Les représentants de l'opposition, mais aussi les élus conservateurs CDU/CSU, partenaires de coalition du SPD, ont accusé le ministre, avant le début de la session, d'avoir échoué dans la lutte contre le blanchiment d'argent. Le député libéral (FDP) Florian Toncar a dit tenir M. Scholz pour responsable d'un "espace de non-droit dans la lutte contre le crime organisé". Hans Michelbach, élu CSU, a parlé d'un "échec sur un large front". Représentant du SPD à la commission, Jens Zimmermann a accusé les adversaires politiques de M. Scholz, écologistes et conservateurs d'Angela Merkel au premier chef, de créer avec cette affaire "un épouvantail", alors que M. Scholz reste en tête des derniers sondages. Il est crédité d'autour de 25% des intentions de vote, contre un peu plus de 20% pour la droite et 15% pour les Verts. Le point de départ de l'affaire examinée par les députés, en 2020, porte sur des paiements suspects à destination de l'Afrique d'un montant supérieur à un million d'euros. Un rapport sur cette affaire, reçu par l'Office central d'enquête sur les transaction financières (FIU), sous tutelle du ministère des Finances, n'a "pas été transmis aux autorités judiciaires", ce qui a empêché "l'arrêt de ce paiement", selon le parquet. Or, cette transaction avait pour toile de fond du trafic d'armes et de drogues ainsi que du financement de terrorisme. La justice soupçonne d'autres manquements similaires. Elle estime que "des soupçons de blanchiment d'argent se chiffrant en millions d'euros" n'ont "pas été transmis à la police et à la justice". (Belga)