Initialement prévu à 10 euros par tonne, ce prix de l'émission de CO2 sera finalement fixé à 25 euros par tonne à partir du 1er janvier 2021, selon l'accord négocié dans la nuit de dimanche à lundi par le gouvernement et les Länder allemands. Ce système destiné à compléter le marché européen du carbone, point clé du projet de loi climat présenté par la chancelière en septembre, devrait entraîner une hausse de 7 à 8 centimes par litre du prix du carburant. Le prix de ces émissions de CO2 passera ensuite à 30 euros en 2022, puis 55 euros en 2025, date à laquelle ces permis d'émission nationaux devraient s'intégrer à un système européen élargi, à un prix compris entre 55 et 65 euros. La mesure est venue des limites actuelles du marché européen du carbone, qui ne couvre qu'une moitié des émissions de CO2 environ: les seuls secteurs pris en compte sont l'industrie lourde ou l'énergie, laissant de côté le bâtiment ou les transports. Les recettes de ces hausses de prix doivent financer une baisse de la taxe EEG de soutien aux énergies renouvelables payées par les contribuables allemands. Parmi les autres mesures du plan climat, qui devrait être approuvé par le parlement vendredi, figurent une baisse du prix des billets de trains et des aides à la rénovation énergétique de l'immobilier. Ce plan, présenté en grande pompe par Mme Merkel en septembre, avait suscité la critique des écologistes et ONG environnementales, déçus par son manque d'ambition. L'Allemagne vise une baisse de 55% des émissions de gaz à effet de serre en dix ans, par rapport au niveau de 1990, ainsi qu'une part de 65% de renouvelable dans sa production d'électricité. (Belga)

Initialement prévu à 10 euros par tonne, ce prix de l'émission de CO2 sera finalement fixé à 25 euros par tonne à partir du 1er janvier 2021, selon l'accord négocié dans la nuit de dimanche à lundi par le gouvernement et les Länder allemands. Ce système destiné à compléter le marché européen du carbone, point clé du projet de loi climat présenté par la chancelière en septembre, devrait entraîner une hausse de 7 à 8 centimes par litre du prix du carburant. Le prix de ces émissions de CO2 passera ensuite à 30 euros en 2022, puis 55 euros en 2025, date à laquelle ces permis d'émission nationaux devraient s'intégrer à un système européen élargi, à un prix compris entre 55 et 65 euros. La mesure est venue des limites actuelles du marché européen du carbone, qui ne couvre qu'une moitié des émissions de CO2 environ: les seuls secteurs pris en compte sont l'industrie lourde ou l'énergie, laissant de côté le bâtiment ou les transports. Les recettes de ces hausses de prix doivent financer une baisse de la taxe EEG de soutien aux énergies renouvelables payées par les contribuables allemands. Parmi les autres mesures du plan climat, qui devrait être approuvé par le parlement vendredi, figurent une baisse du prix des billets de trains et des aides à la rénovation énergétique de l'immobilier. Ce plan, présenté en grande pompe par Mme Merkel en septembre, avait suscité la critique des écologistes et ONG environnementales, déçus par son manque d'ambition. L'Allemagne vise une baisse de 55% des émissions de gaz à effet de serre en dix ans, par rapport au niveau de 1990, ainsi qu'une part de 65% de renouvelable dans sa production d'électricité. (Belga)