Sous les pressions conjuguées d'un mouvement de protestation inédit déclenché le 22 février et de l'armée, le président Abdelaziz Bouteflika a démissionné le 2 avril après 20 ans à la tête du pays. Une présidentielle prévue le 4 juillet pour élire son successeur n'a pu être organisée faute de candidats. Rejetant la revendication de la contestation qui réclame avant tout scrutin le départ du pouvoir de tous les anciens hauts responsables de la présidence Bouteflika, le chef de l'Etat par intérim Abdelkader Bensalah - fidèle de la première heure du président déchu - a proposé début juillet un "dialogue" devant fixer les modalités de l'organisation rapide d'une présidentielle. Selon APS, M. Bensalah "a reçu jeudi à Alger les membres du Panel des personnalités, appelé à mener le dialogue national inclusif". Ce panel est composé notamment de Karim Younes, ex-président de la Chambre basse et ancien ministre de M. Bouteflika, de Fatiha Benabbou, professeure de droit public, Smail Lalmas, chef d'entreprise et président de l'association "Algérie Conseil export". Y figurent également Bouzid Lazhari, professeur de droit public et membre de la Chambre haute, ainsi qu'Abdelwahab Bendjelloul, syndicaliste de l'enseignement et Azzedine Benaissa, universitaire, selon APS, qui cite un communiqué de la présidence. (Belga)