L'accord prévoit notamment un report, sans frais, de tous les remboursements de crédits - y compris les crédits hypothécaires - pour les entreprises non financières et les indépendants viables jusqu'au 30 septembre prochain; une mesure qui s'étend également aux ménages pouvant justifier d'un préjudice financier lié à l'épidémie.

Le Fédéral va, par ailleurs, activer un régime de garantie pour l'ensemble des nouveaux crédits et des nouvelles lignes de crédit d'une durée maximale de 12 mois que les banques octroieront, jusqu'au 30 septembre, aux entreprises non financières et aux indépendants viables, "afin de continuer à financer l'économie réelle", a indiqué dimanche après-midi le ministre fédéral des Finances, Alexander De Croo (Open Vld).

Le montant total de cette garantie - "une assurance que le Fédéral donne aux banques en espérant ne pas en arriver là", selon le ministre - s'élève à 50 milliards d'euros, "soit 10% du PIB belge", a-t-il précisé. A l'issue du régime de garantie, le montant des pertes enregistrées sur les crédits dans le cadre de ce régime de garantie sera examiné. La première tranche de 3% de pertes sera entièrement supportée par le secteur financier. Pour les pertes entre 3% et 5%, le secteur financier et les pouvoirs publics se répartiront la charge à parts égales tandis que pour les pertes supérieures à 5%, 80% seront mis sur la note des pouvoirs publics, a détaillé le ministre.

En d'autres mots, "si nous nous dirigeons vers une crise économique assez classique, toutes les pertes seront supportées par le secteur financier. Si, en revanche, nous nous retrouvons face à une crise économique très exceptionnelle, les pouvoirs publics assumeront une partie du coût", a-t-il expliqué en assurant qu'au cours des dix dernières années, la perte maximale a été d'environ 1%. "Notre société est touchée très violemment par cette crise. Le gouvernement avait déjà pris des mesures exceptionnelles, en prévoyant notamment le report du paiement des impôts. Mais nous pensons que ces mesures sont insuffisantes car les coûts fixes persistent pour les entreprises et les ménages. Il faut éviter un effet domino qui ne ferait qu'aggraver la crise", a poursuivi M. De Croo selon qui "il faut faire un maximum pour préserver la santé des citoyens mais aussi leur emploi".

"Les banques belges comptent consentir un effort sans précédent en faveur des entreprises et des particuliers qui sont menacés de difficultés financières à cause de la pandémie. L'objectif est de leur donner à toutes et tous les chances de revenir rapidement à une situation normale, et ce, avec le moins de dommages possibles dans tous les domaines", a de son côté souligné Johan Thijs, le président de Febelfin, la fédération du secteur financier.

"Nous devons absolument éviter que les entreprises, les indépendants et les familles qui n'avaient pas de problèmes financiers avant la crise ne se retrouvent en difficulté", a enfin déclaré Pierre Wunsch, le gouverneur de la Banque nationale de Belgique (BNB). "Avec le paquet de mesures que nous annonçons aujourd'hui - vrai 'bazooka' financier pour garantir les prêts aux entreprises et aux indépendants pendant les mois de crise -, nous faisons un grand pas dans cette direction", a-t-il conclu.

Un accord salué par la FEB et la Voka

La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) "soutient pleinement" les mesures annoncées ce dimanche après l'accord conclu entre le gouvernement fédéral et le secteur financier "ainsi que toutes les mesures publiques similaires visant à soutenir la liquidité des entreprises", a-t-elle réagi.

"Outre le report de paiement des cotisations à l'ONSS et au fisc, les banques prennent à leur tour un certain nombre d'initiatives importantes qui, conjointement avec les garanties publiques, sont aujourd'hui susceptibles de faire la différence pour surmonter financièrement la crise du coronavirus. Cet accord offre un ballon d'oxygène à nos entreprises et aux particuliers qui doivent rembourser un prêt dans les mois à venir", a ainsi commenté Pieter Timmermans, l'administrateur délégué de la fédération patronale. Ces mesures devront toutefois "faire l'objet d'un suivi attentif afin de préserver la solidité de notre système bancaire à long terme", a-t-il averti.

Tout comme la FEB, le patronat flamand s'est lui aussi réjoui de l'accord conclu. "Nous sommes heureux que le Fédéral et les banques aient pu s'entendre rapidement. Nous sommes particulièrement reconnaissants des efforts fournis par le secteur financier afin de soutenir les entreprises en ces temps difficiles. Elles pourront ainsi garder la tête hors de l'eau et, espérons-le, redémarrer plus vite quand cette crise sera derrière nous", a souligné Hans Maertens, l'administrateur délégué du Voka.

L'accord prévoit notamment un report, sans frais, de tous les remboursements de crédits - y compris les crédits hypothécaires - pour les entreprises non financières et les indépendants viables jusqu'au 30 septembre prochain; une mesure qui s'étend également aux ménages pouvant justifier d'un préjudice financier lié à l'épidémie.Le Fédéral va, par ailleurs, activer un régime de garantie pour l'ensemble des nouveaux crédits et des nouvelles lignes de crédit d'une durée maximale de 12 mois que les banques octroieront, jusqu'au 30 septembre, aux entreprises non financières et aux indépendants viables, "afin de continuer à financer l'économie réelle", a indiqué dimanche après-midi le ministre fédéral des Finances, Alexander De Croo (Open Vld). Le montant total de cette garantie - "une assurance que le Fédéral donne aux banques en espérant ne pas en arriver là", selon le ministre - s'élève à 50 milliards d'euros, "soit 10% du PIB belge", a-t-il précisé. A l'issue du régime de garantie, le montant des pertes enregistrées sur les crédits dans le cadre de ce régime de garantie sera examiné. La première tranche de 3% de pertes sera entièrement supportée par le secteur financier. Pour les pertes entre 3% et 5%, le secteur financier et les pouvoirs publics se répartiront la charge à parts égales tandis que pour les pertes supérieures à 5%, 80% seront mis sur la note des pouvoirs publics, a détaillé le ministre.En d'autres mots, "si nous nous dirigeons vers une crise économique assez classique, toutes les pertes seront supportées par le secteur financier. Si, en revanche, nous nous retrouvons face à une crise économique très exceptionnelle, les pouvoirs publics assumeront une partie du coût", a-t-il expliqué en assurant qu'au cours des dix dernières années, la perte maximale a été d'environ 1%. "Notre société est touchée très violemment par cette crise. Le gouvernement avait déjà pris des mesures exceptionnelles, en prévoyant notamment le report du paiement des impôts. Mais nous pensons que ces mesures sont insuffisantes car les coûts fixes persistent pour les entreprises et les ménages. Il faut éviter un effet domino qui ne ferait qu'aggraver la crise", a poursuivi M. De Croo selon qui "il faut faire un maximum pour préserver la santé des citoyens mais aussi leur emploi". "Les banques belges comptent consentir un effort sans précédent en faveur des entreprises et des particuliers qui sont menacés de difficultés financières à cause de la pandémie. L'objectif est de leur donner à toutes et tous les chances de revenir rapidement à une situation normale, et ce, avec le moins de dommages possibles dans tous les domaines", a de son côté souligné Johan Thijs, le président de Febelfin, la fédération du secteur financier."Nous devons absolument éviter que les entreprises, les indépendants et les familles qui n'avaient pas de problèmes financiers avant la crise ne se retrouvent en difficulté", a enfin déclaré Pierre Wunsch, le gouverneur de la Banque nationale de Belgique (BNB). "Avec le paquet de mesures que nous annonçons aujourd'hui - vrai 'bazooka' financier pour garantir les prêts aux entreprises et aux indépendants pendant les mois de crise -, nous faisons un grand pas dans cette direction", a-t-il conclu.La Fédération des Entreprises de Belgique (FEB) "soutient pleinement" les mesures annoncées ce dimanche après l'accord conclu entre le gouvernement fédéral et le secteur financier "ainsi que toutes les mesures publiques similaires visant à soutenir la liquidité des entreprises", a-t-elle réagi."Outre le report de paiement des cotisations à l'ONSS et au fisc, les banques prennent à leur tour un certain nombre d'initiatives importantes qui, conjointement avec les garanties publiques, sont aujourd'hui susceptibles de faire la différence pour surmonter financièrement la crise du coronavirus. Cet accord offre un ballon d'oxygène à nos entreprises et aux particuliers qui doivent rembourser un prêt dans les mois à venir", a ainsi commenté Pieter Timmermans, l'administrateur délégué de la fédération patronale. Ces mesures devront toutefois "faire l'objet d'un suivi attentif afin de préserver la solidité de notre système bancaire à long terme", a-t-il averti.Tout comme la FEB, le patronat flamand s'est lui aussi réjoui de l'accord conclu. "Nous sommes heureux que le Fédéral et les banques aient pu s'entendre rapidement. Nous sommes particulièrement reconnaissants des efforts fournis par le secteur financier afin de soutenir les entreprises en ces temps difficiles. Elles pourront ainsi garder la tête hors de l'eau et, espérons-le, redémarrer plus vite quand cette crise sera derrière nous", a souligné Hans Maertens, l'administrateur délégué du Voka.