Au terme d'une audience de plus de huit heures, son appel pour contester son extradition en mars d'Egypte, où il se trouvait pour son travail, vers la République dominicaine, a été rejeté par un tribunal local, a rapporté Me Frank Berton par téléphone à l'AFP, depuis Saint-Domingue. Christophe Naudin, criminologue et expert en sécurité aérienne de 53 ans, avait été extradé début mars d'Egypte vers Saint-Domingue, qui avait émis un mandat d'arrêt à son encontre pour sa participation à l'évasion des pilotes français Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés à 20 ans de prison pour trafic de drogue. Le Français, qui encourt 10 à 15 ans de prison pour association de malfaiteurs et trafic de migrants, avait été placé dès son arrivée en détention provisoire pour trois mois. Me Berton, qui a dénoncé les "conditions de détention particulièrement scandaleuses" de son client, placé à l'isolement, contestait l'application contre lui de la Convention de Palerme, régie par les Nations unies. Cette convention autorise toute extradition d'une personne accusée de traite d'êtres humains, or "M. Naudin ne s'est pas livré à de la traite d'êtres humains" donc "il a été extradé de manière totalement illégale", selon Me Berton. M. Naudin, qui a lui-même reconnu avoir aidé les deux pilotes à quitter clandestinement le pays des Caraïbes par bateau le 28 octobre 2015, attend encore de se voir notifier formellement les charges pesant contre lui. MM. Fauret et Odos avaient été arrêtés en mars 2013 par les autorités dominicaines, aux commandes d'un avion de location chargé de valises contenant 680 kg de cocaïne. Ils se sont toujours déclarés innocents, avant de fuir la République dominicaine après leur procès. Leur condamnation a été confirmée en appel le 11 février par la justice dominicaine. Les deux autres Français arrêtés dans cette affaire et restés sur l'île attendent encore de savoir si leur peine (20 ans de prison également) sera maintenue. L'un d'eux, Nicolas Pisapia, présenté comme le passager de l'avion, connaîtra vendredi les nouvelles réquisitions à son encontre. (Belga)

Au terme d'une audience de plus de huit heures, son appel pour contester son extradition en mars d'Egypte, où il se trouvait pour son travail, vers la République dominicaine, a été rejeté par un tribunal local, a rapporté Me Frank Berton par téléphone à l'AFP, depuis Saint-Domingue. Christophe Naudin, criminologue et expert en sécurité aérienne de 53 ans, avait été extradé début mars d'Egypte vers Saint-Domingue, qui avait émis un mandat d'arrêt à son encontre pour sa participation à l'évasion des pilotes français Pascal Fauret et Bruno Odos, condamnés à 20 ans de prison pour trafic de drogue. Le Français, qui encourt 10 à 15 ans de prison pour association de malfaiteurs et trafic de migrants, avait été placé dès son arrivée en détention provisoire pour trois mois. Me Berton, qui a dénoncé les "conditions de détention particulièrement scandaleuses" de son client, placé à l'isolement, contestait l'application contre lui de la Convention de Palerme, régie par les Nations unies. Cette convention autorise toute extradition d'une personne accusée de traite d'êtres humains, or "M. Naudin ne s'est pas livré à de la traite d'êtres humains" donc "il a été extradé de manière totalement illégale", selon Me Berton. M. Naudin, qui a lui-même reconnu avoir aidé les deux pilotes à quitter clandestinement le pays des Caraïbes par bateau le 28 octobre 2015, attend encore de se voir notifier formellement les charges pesant contre lui. MM. Fauret et Odos avaient été arrêtés en mars 2013 par les autorités dominicaines, aux commandes d'un avion de location chargé de valises contenant 680 kg de cocaïne. Ils se sont toujours déclarés innocents, avant de fuir la République dominicaine après leur procès. Leur condamnation a été confirmée en appel le 11 février par la justice dominicaine. Les deux autres Français arrêtés dans cette affaire et restés sur l'île attendent encore de savoir si leur peine (20 ans de prison également) sera maintenue. L'un d'eux, Nicolas Pisapia, présenté comme le passager de l'avion, connaîtra vendredi les nouvelles réquisitions à son encontre. (Belga)