Le cortège, mené par le président du syndicat socialiste Robert Vertenueil, et le secrétaire général de la FGTB wallonne Thierry Bodson, est parti de la gare de Namur, rouge de monde ce jeudi matin, pour se diriger vers le cabinet du ministre régional, à Jambes, où une délégation doit être reçue en début d'après-midi. Défilant bruyamment dans les rues de la capitale wallonne, les manifestants - issus principalement des secteurs touchés (crèches, hôpitaux, maisons de repos, aides à domicile, associations, communes, provinces, CPAS, centre sportifs, aide à la jeunesse, ...) mais également rejoints, "en solidarité", par des militants de la CGSP Tram, Bus, Métro - dénoncent en ch?ur la réforme d'un système dont dépendent quelque 60.000 emplois au sud du pays. Leurs messages: "Les APE pédalent, Jeholet nous met des bâtons dans les roues", "Mr Jeholet, donner, c'est donner; reprendre, c'est voler" ou encore "La Wallonie a besoin de ses APE. Laissez-les bosser". "En juin dernier, nous avions annoncé que nous organiserions une autre manifestation si le ministre ne changeait pas sa réforme. Or, depuis le 25 juin - date de la manifestation en front commun qui avait réuni 10.000 personnes à Namur, ndlr -, le projet de réforme, qui porte sur un budget dépassant le milliard, n'a pas changé d'un iota. Tout ce que le ministre a fait, c'est reporter d'un an la phase transitoire", a de son côté dénoncé Thierry Bodson en réclamant, tout comme la CNE ce mercredi, une vraie négociation. Selon la FGTB, la réduction de l'enveloppe budgétaire est en effet toujours d'actualité, les projections budgétaires pour les structures concernées n'ont pas été réalisées et la réduction de la période transitoire à un an ne fera qu'aggraver les problèmes d'adaptation pour le non-marchand et le secteur public. La réforme des APE, qui suscite de vives inquiétudes dans le secteur non-marchand et la grogne des syndicats, doit conduire la Wallonie à passer d'un système de points APE à un soutien structurel plus contrôlé, organisé autour d'une enveloppe fermée que les ministres fonctionnels répartiront en fonction de critères "transparents" qu'ils définiront. (Belga)

Le cortège, mené par le président du syndicat socialiste Robert Vertenueil, et le secrétaire général de la FGTB wallonne Thierry Bodson, est parti de la gare de Namur, rouge de monde ce jeudi matin, pour se diriger vers le cabinet du ministre régional, à Jambes, où une délégation doit être reçue en début d'après-midi. Défilant bruyamment dans les rues de la capitale wallonne, les manifestants - issus principalement des secteurs touchés (crèches, hôpitaux, maisons de repos, aides à domicile, associations, communes, provinces, CPAS, centre sportifs, aide à la jeunesse, ...) mais également rejoints, "en solidarité", par des militants de la CGSP Tram, Bus, Métro - dénoncent en ch?ur la réforme d'un système dont dépendent quelque 60.000 emplois au sud du pays. Leurs messages: "Les APE pédalent, Jeholet nous met des bâtons dans les roues", "Mr Jeholet, donner, c'est donner; reprendre, c'est voler" ou encore "La Wallonie a besoin de ses APE. Laissez-les bosser". "En juin dernier, nous avions annoncé que nous organiserions une autre manifestation si le ministre ne changeait pas sa réforme. Or, depuis le 25 juin - date de la manifestation en front commun qui avait réuni 10.000 personnes à Namur, ndlr -, le projet de réforme, qui porte sur un budget dépassant le milliard, n'a pas changé d'un iota. Tout ce que le ministre a fait, c'est reporter d'un an la phase transitoire", a de son côté dénoncé Thierry Bodson en réclamant, tout comme la CNE ce mercredi, une vraie négociation. Selon la FGTB, la réduction de l'enveloppe budgétaire est en effet toujours d'actualité, les projections budgétaires pour les structures concernées n'ont pas été réalisées et la réduction de la période transitoire à un an ne fera qu'aggraver les problèmes d'adaptation pour le non-marchand et le secteur public. La réforme des APE, qui suscite de vives inquiétudes dans le secteur non-marchand et la grogne des syndicats, doit conduire la Wallonie à passer d'un système de points APE à un soutien structurel plus contrôlé, organisé autour d'une enveloppe fermée que les ministres fonctionnels répartiront en fonction de critères "transparents" qu'ils définiront. (Belga)