Au dixième jour du 12e mois du calendrier lunaire islamique, soit le troisième jour du pèlerinage annuel vers la Mecque, les familles musulmanes ont pour tradition de sacrifier un animal, le plus souvent un mouton, une chèvre ou un bovin, sans l'étourdir au préalable. Le repas est ensuite partagé avec les membres de la famille, les voisins et les personnes plus pauvres. En Belgique, à côté d'abattoirs agréés, des abattoirs temporaires permettaient de perpétuer ce rituel. Mais cette possibilité n'est, cette année, pas offerte en Wallonie et à Bruxelles. Les musulmans wallons et bruxellois devront donc se tourner vers des abattoirs agréés par l'Afsca (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire). En Flandre, où il s'agit par ailleurs de la première Fête du sacrifice depuis l'entrée en vigueur en janvier de l'interdiction d'abattage sans étourdissement dans tous les abattoirs, quatre abattoirs temporaires sont reconnus pour l'occasion, indique le ministre flamand du Bien-être animal, Ben Weyts (N-VA): à Lennik, Wolvertem, Werchter et Genk. Dès septembre, l'interdiction de l'abattage sans étourdissement entrera également en vigueur en Wallonie. Le nombre d'animaux abattus lors de la Fête du sacrifice en Belgique est en baisse depuis plusieurs années, une tendance qui devrait se poursuivre également en 2019. L'Aïd el-Kebir tombant comme l'an dernier pendant les vacances d'été, de nombreuses personnes célèbrent cette fête en famille dans leur pays d'origine. (Belga)